Lionel Candelon, président dans le Gers de la Coordination rurale (CR), dont il est membre au niveau national, a été interpellé mercredi matin sur une manifestation des agriculteurs près de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, a rapporté à l'AFP le procureur de la République.
Ce leader du mouvement agricole, également président de la Chambre d'agriculture du Gers, a été placé en garde à vue à Toulouse, dans le cadre d'une enquête pour "entrave à la circulation" et "organisation d'une manifestation interdite", a précisé le procureur de Toulouse, David Charmatz.
Le préfet de Haute-Garonne avait pris mardi un arrêté interdisant "la manifestation revendicative du mercredi 14 janvier 2026 à Toulouse et sa périphérie", prévue par plusieurs organisations syndicales d'agriculteurs, tout comme la circulation de tracteurs et d'engins agricoles sur les grands axes de la région.
Des tracteurs sont temporairement entrés dans Toulouse mardi soir malgré l'interdiction de la manifestation agricole, avant d'être délogés par les forces de l'ordre et d'établir un barrage filtrant devant l'aéroport de Toulouse-Blagnac, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Cinq agriculteurs ont été interpellés dans la nuit, ont dénoncé des porte-parole de la Coordination rurale. «Voilà la réponse de l'Etat quand on sait que l'on nous a apporté aucune réponse, hormis la signature du Mercosur», regrette Vincent Arbusti, porte-parole de la CR du Gers.
En début de matinée, une dizaine de tracteurs de la Coordination rurale du Gers filtraient la circulation sur un rond-point menant à l'aéroport Toulouse-Blagnac, perturbant la circulation.
Après une bonne partie de la nuit passée sur le quai d'Orsay, devant l'Assemblée nationale, les tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs ont commencé à se retirer de la capitale mercredi avant le lever du jour, après avoir obtenu dans la nuit plusieurs engagements sur les sujets de trésorerie.
«Une délégation a été reçue vers minuit par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard qui nous a donné des précisions et des engagements sur les prêts de trésorerie et de restructuration pour les agriculteurs les plus plus endettés», a confié à l'AFP le vice-président de la FNSEA Luc Smessaert, avant de repartir dans l'Oise. Les premiers tracteurs ont commencé à quitter Paris vers 4H00, a-t-il précisé.