Une cinquantaine de jeunes hommes, étudiants dans une école d'ingénieurs de Limoges, ont profité du congé menstruel expérimental mis en place par l'établissement pour s'absenter des cours obligatoires.
L'université de Limoges avait fait confiance à ses étudiants, mais certains d'entre eux sont même partis en vacances.
En décembre dernier, l'établissement a mis en place un congé menstruel pour tous, sans distinction de genre. L'objectif étant de permettre aux «personnes menstruées» d'être absentes en cas de règles douloureuses, sans certificat médical et pour une durée maximum de dix jours.
Pour ne pas faire de discrimination, la direction n'a exigé aucun document d'identité. Une faille dans laquelle se sont engouffrés une cinquantaine d'hommes du cursus d'ingénieurs, dont les absences comptent en fin d'année dans la moyenne.
«Il s'agit bien d'un congé menstruel et non mensuel»
Alertée, la direction a averti immédiatement les fraudeurs par mail. «Nous en profitons pour rappeler qu'il s'agit bien d'un congé menstruel et non mensuel, l'orthographe ayant un sens en français. Dès lors, tout contrevenant à cette règle élémentaire serait considéré comme faisant un usage frauduleux. Il s'exposera des conséquences du point de vue de la validation de son année au diplôme», a communiqué la faculté par mail.
Pour « éviter les discriminations » , le congé menstruel était ouvert à tous les étudiants « sans distinction de genre ». Une cinquantaine de garçons ( gros malins) ont bénéficié du dispositif et totalisé une centaine de jours d’absence. Voilà.:. Voilà… https://t.co/QtWFWtfM7P
— Laurence Rossignol (@laurossignol) February 6, 2026
Malgré ce trou dans la raquette, la situation indigne certains de leurs camarades, des enseignants, mais aussi l'ancienne ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol. «Une cinquantaine de garçons, des gros malins, ont bénéficié du dispositif et totalisé une centaine de jours d'absence. Voilà, voilà», a déclaré la ministre.
Angers, Bordeaux, Montpellier, d'autres universités ont également mis en place ce congé menstruel. La faculté de Bretagne occidentale est même allée plus loin, elle permet jusqu'à vingt jours d'absence.