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En quoi consiste le «congé climatique» proposé par la patronne des Ecologistes Marine Tondelier ?

La patronne des Ecologistes a jugé que ce congé représenterait «un droit pour permettre à celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler». [Francois LO PRESTI / AFP]

La patronne des Écologistes Marine Tondelier a proposé ce vendredi la création d’un congé climatique, pour permettre aux Français de ne pas travailler en période de restrictions liées à un événement climatique. 

«Un nouveau droit» pour les Français. Ce vendredi, Marine Tondelier a proposé la création d’un congé payé climatique. Celui-ci serait fixé à cinq jours, a annoncé la Secrétaire nationale des Ecologistes au micro de nos confrères de Sud Radio

«Parfois, il y a des travailleurs qui ne peuvent pas travailler pour des raisons climatiques. Il y a quatre personnes sur dix dans ce pays qui sont exposées dans l'année à des très fortes chaleurs», a-t-elle expliqué.

Sur son blog, la candidate déclarée à la primaire de la gauche unitaire a considéré que ce congé représenterait «un droit pour permettre à celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler de ne pas se rendre au travail tout en étant indemnisés lorsque les autorités publiques recommandent ou imposent des restrictions liées à un événement climatique». 

«Si vos transports sont bloqués par une inondation, si l'école de vos enfants est fermée à cause d'une alerte météo, si votre territoire est touché par une canicule extrême ou un incendie, vous devez pouvoir faire face sans être pénalisé», a-t-elle poursuivi afin de détailler sa proposition. 

Un modèle existant en Espagne 

Marine Tondelier s’inspire d’un modèle relativement similaire en Espagne. En 2024, après les inondations qui ont fait 230 morts dans le sud-est du pays, le gouvernement espagnol, de gauche, avait approuvé un congé payé climatique de quatre jours, payé par l'État, pour éviter les déplacements en cas d'alerte liée à un risque météorologique. 

«En Espagne, c'est quatre jours. Nous on est parti sur cinq jours, mais à discuter, on est en train d'en discuter avec les syndicats patronaux et des représentants des salariés», a-t-elle ajouté lors de son interview.

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