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Municipales 2026 : Lens, Toulon, Calais... Ces villes qui pourraient basculer RN

Le RN souhaite rafler plusieurs dizaines de villes lors des municipales. [REUTERS/Tom Nicholson]

A l’approche des municipales de mars prochain, les tendances se mettent en place. Si Paris, Lyon et Marseille sont particulièrement scrutées, d’autres villes sont au cœur de nombreuses convoitises. Voici les communes qui pourraient être remportées par le Rassemblement national lors du prochain scrutin.

Une élection importante pour le parti de Marine Le Pen. Alors que les élections municipales de mars prochain approchent à grands pas, ces dernières vont faire office de galop d’essai pour les différentes familles politiques en amont de la présidentielle de 2027. Outre Paris, Lyon et Marseille, d’autres villes sont aussi des objectifs de taille.

Invité sur CNEWS le 22 janvier dernier, le président du Rassemblement national Jordan Bardella, indiquait espérer voir son parti remporter «plusieurs dizaines de communes» lors des municipales des 15 et 22 mars.

Déjà à la tête de plusieurs villes, parmi lesquelles Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Beaucaire (Gard), Fréjus (Var) ou encore Perpignan (Pyrénées-Orientales), le RN entend rafler gros lors du scrutin.

Toulon

Forte de 180.000 habitants et troisième plus grosse ville de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Toulon (Var) pourrait voir sa mairie devenir Rassemblement national. En effet, la députée Laure Lavalette, qui mène la liste, y est donnée favorite pour succéder à Josée Massi (Sans étiquette).

La députée a par ailleurs fait l'objet de plusieurs ralliements, notamment celui d'Emmanuel Le Lostec, candidat d'une liste Ecologie au centre, qui s'est retiré en faveur du RN. Par ailleurs, Laure Lavalette compte sur sa liste le contre-amiral Jacques Mallard, ex-commandant du groupe aéronaval, un atout de taille dans ce port militaire d'envergure qu'est Toulon. 

Carcassonne

Si rien n’est encore gagné pour le Rassemblement national, la ville de Carcassonne (Aude) pourrait être remportée. Le maire sortant Gérard Larrat (Dvd) est talonné, dans les intentions de vote, par la liste du RN menée par le député Christophe Barthès.

Lors d'un déplacement de campagne, Jordan Bardella avait indiqué le 7 février dernier que «l'enjeu, c'est évidemment la mobilisation la plus forte possible dès le premier tour et, ici à Carcassonne, on est typiquement dans une ville, au travers de la candidature de Christophe Barthès que peut gagner le Rassemblement national.»

Cagnes-sur-Mer

A Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), le RN croit également en ses chances de victoire. Le député Bryan Masson mène une liste pour renverser le maire LR sortant Louis Nègre, candidat pour un sixième mandat. 

Le député-candidat devra toutefois faire face à une liste de la gauche unie et à une candidature de Reconquête, qui pourrait drainer certaines de ses voix. Néanmoins, le candidat Reconquête, Pierre Piacentini, est au coeur d'une polémique sur un faux sondage de campagne. 

Nîmes

Aux mains des Républicains depuis 25 ans, la ville de Nîmes (Gard) pourrait elle aussi devenir une commune du Rassemblement national. En effet, le maire sortant Jean-Paul Fournier a fait le choix de ne pas se représenter. Une aubaine pour le RN mené par Julien Sanchez.

Si pour le moment la liste de la gauche unie (hors-LFI) menée par le communiste Vincent Bouget est en tête des sondages, le Rassemblement national a réussi à rallier plusieurs anciens membres de la majorité LR, de quoi attirer les électeurs de la droite. 

Menton

A Menton, dans les Alpes-Maritimes, c’est un duel entre le RN mené par la députée Alexandra Masson et Louis Sarkozy (LR-Renaissance) qui s’est installé. Alexandra Masson, qui est déjà bien intégrée dans le paysage mentonnais, peut compter sur le statut de «parachuté» qui colle au fils de l'ancien président de la République et la liste divergente de droite menée par Sandra Paire.

Si les élections à Menton ne compte qu'une seule liste de gauche, la ville reste historiquement de droite, c'est donc une chance pour le Rassemblement national, qui pourra compter sur les divisions des Républicains et du centre. 

Narbonne

Autre ville du sud, dans laquelle les chances de victoire du Rassemblement national sont élevées : Narbonne. En effet, dans la commune de l’Aude seules trois listes s’affrontent. Le maire divers-droite sortant, Bertrand Malquier, le candidat socialiste Nicolas Sainte-Cluque, à la tête d’une liste d’union de la gauche et le député RN Frédéric Falcon.

Une quatrième liste menée par la France insoumise est en cours d’élaboration mais n’a pas encore été intégralement constituée. Ainsi, l’affaiblissement de la droite dans la région et la présence faible de la gauche pourraient servir les projets du RN.

Marseille

C’est la plus grosse ville française que le Rassemblement national peut prétendre diriger : Marseille. En effet, selon le sondage OpinionWay pour Le cercle des Élus Locaux, réalisé entre les 6 et 12 janvier 2026, le maire sortant Benoît Payan, à la tête d’une liste d’union de la gauche (hors LFI) et le candidat du RN, le député Franck Allisio arrivent ex-aequo au premier tour avec chacun 31% des intentions de vote.

L’avenir marseillais se jouera toutefois au second tour. En effet, la liste de la droite et du centre de Martine Vassal et celle de Sébastien Delogu avec la France insoumise pourrait également se qualifier au second tour, entraînant la position peu enviable d’une quadrangulaire.

Le RN pourrait compter sur un retrait de la liste de Martine Vassal en sa faveur et un maintien de celle de Sébastien Delogu en la défaveur du maire sortant. 

Lens

Dans le nord de la France, le Rassemblement national est également déjà bien présent, notamment grâce à ses députés. Le parti pourrait donc y remporter des villes comme Lens (Pas-de-Calais). La liste menée par le député Bruno Clavet entend faire tomber ce bastion socialiste.

En effet, la ville phare du bassin minier avait voté à près de 50 % pour Bruno Clavet lors des élections législatives anticipées de juin 2024. Par ailleurs, la proximité avec la ville de Hénin-Beaumont, déjà dirigée par le RN, est un atout dans cette campagne.

Calais 

Dirigée durant les trois derniers mandats par la maire divers droite Natacha Bouchart, qui en brigue un quatrième, la ville de Calais (Pas-de-Calais) pourrait, elle aussi, tomber sous le giron du Rassemblement national.

En effet, la liste du RN, menée par le député Marc de Fleurian, va pouvoir compter sur la division de la gauche, qui présente trois listes, mais aussi sur le bilan mitigé de la mairie actuelle.

Si la politique touristique est réussie pour la maire de Calais, elle est particulièrement décriée dans le secteur de l’emploi, la commune ayant connu de nombreuses fermetures d’usines ces dernières années. Une situation bénéfique au RN, puisqu’au second tour, un vote contestataire, notamment des communistes, pourrait se porter en sa faveur.

Boulogne-sur-Mer 

À Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), seules trois listes sont pour le moment en compétition : celle du maire sortant Frédéric Cuvillier (PS), une deuxième du député RN Antoine Golliot et une troisième de Baptiste Legrand, soutenue par LFI et les Écologistes.

Le faible nombre de listes et la division à gauche pourraient donc servir le Rassemblement national. En effet, en l'absence de candidats de la droite traditionnelle et du centre, Antoine Golliot pourrait bénéficier d'un report de voix massif.

Quid des villes gagnées par l’UDR ?

Le Rassemblement national ne s’engage pas seul dans la bataille des municipales et partage certaines listes avec son allié, l’UDR. Ainsi, les villes gagnées par le parti d’Éric Ciotti pourraient accroître les résultats du RN.

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