Le 17 décembre dernier, un conducteur fortement alcoolisé a blessé un policier à la suite d'un refus d'obtempérer à Toulon. Son procès s'ouvre ce vendredi.
Un refus d'obtempérer qui aurait pu coûter la vie d'un policier. Le conducteur ayant refusé d'obtempérer à Toulon le 17 décembre 2025 blessant un policier dans sa fuite, verra son procès s'ouvrir ce vendredi 13 février.
Les faits qui lui reprochés se sont produits au début de la soirée à l'ouest du centre-ville de Toulon. En effet, les policiers avaient tenté d'interpeller un conducteur après une infraction routière.
L'homme de 44 ans au volant avait ensuite pris la fuite et avait percuté et fait chuter au sol un des policiers qui a été légèrement blessé à la jambe, selon le récit fait par les quatre policiers sur place. Le conducteur, fortement alcoolisé, avait, par la suite, tenté de prendre la fuite à pied mais «a été rapidement interpellé», avait expliqué le procureur de Toulon Raphaël Balland.
jusqu'à 14 ans d'emprisonnement
Selon le parquet de Toulon, les investigations ont permis de retracer le périple du chauffard et de confirmer «la dangerosité de sa conduite». Néanmoins, «elles n'ont pas permis d'établir qu'il avait eu l'intention de porter atteinte à la vie du policier tombé à terre». C'est pourquoi le parquet n'a retenu à son encontre que le délit de violence avec arme, en l'occurrence la voiture.
Ainsi, il devra répondre également, ce vendredi, des chefs de conduite en état alcoolique, refus d'obtempérer aggravé, non-assistance à personne en péril, sa compagne qu'il avait laissée blessée dans la voiture, refus de se soumettre au dépistage de produits stupéfiants dans le sang et vol avec effraction du véhicule.
«Étant en récidive légale, il encourt au maximum une peine de 14 ans d'emprisonnement», a précisé le parquet.
Lors de l'intervention des policiers pour tenter d'arrêter le fuyard, les forces de l'ordre ont fait usage de leur arme à feu, blessant grièvement la femme du conducteur qui était sa passagère. Une enquête de l'IGPN, la police des polices, sur les deux policiers, auteurs de 20 tirs entraînant cette blessure, avait également été ouverte.