Accusée d'être liée à la violente agression de Quentin, tué à Lyon en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, la Jeune Garde peut néanmoins compter sur le soutien d'associations et de la France insoumise.
«Nous avons été attaqués par des antifascistes, qui nous ont chargés avec des mortiers». Ces révélations de Baptiste, fidèle ami de Quentin, tué à Lyon en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan, font écho à celles de plusieurs membres de Némésis.
Peu après la virulente agression de l'étudiant de 23 ans, la directrice du collectif, Alice Cordier, avait également pris la parole sur CNEWS : «Lors d'une conférence de Rima Hassan, nos militantes étaient 7. Elles avaient demandé à certains de leurs amis de rester en renfort pas très loin s'il y avait le moindre souci car on sait qu'à Lyon, il y a la Jeune Garde. Ces garçons-là n'ont même pas eu le temps d'intervenir parce qu'ils ont, eux-mêmes, été pris à partie par la fameuse Jeune Garde. Plusieurs ont été lynchés au sol et cela a été le cas de Quentin, qui a été retrouvé avec le visage ecchymosé, ensanglanté».
Face à ces accusations, la Jeune Garde a tenu à réagir ce dimanche, assurant qu'«ayant suspendu toutes ses activités», elle «ne saurait être tenue pour responsable» de la mort de Quentin à Lyon.
Violemment agressé jeudi soir, Quentin a été déclaré en état de mort cérébrale le lendemain, avant que son décès ne soit annoncé samedi par le parquet de Lyon.
LFI : principal soutien de la Jeune Garde
La Jeune Garde a pour principal soutien La France insoumise, car le fondateur du groupe antifasciste n'est autre que Raphaël Arnault, député insoumis, déjà condamné pour violences volontaires en réunion.
La veille de l'agression qui a ôté la vie de Quentin, les insoumis avaient renouvelé leur soutien au collectif, par le biais d'un communiqué : «Nous le disons fièrement, la Jeune Garde est essentielle justement parce qu'elle a pour mission depuis sa création de lutter contre l'extrême droite, contre des groupes fascistes et néonazis de plus en plus violents partout en France».
Avant de revenir sur la dissolution prononcée en juin dernier à l'encontre de la Jeune Garde par Bruno Retailleau : «Nous interpellons solennellement Emmanuel Macron et son gouvernement. Cette procédure de dissolution infondée et attentatoire aux libertés fondamentales doit être immédiatement et définitivement abandonnée».
Le groupuscule devait défendre son maintien devant le Conseil d'Etat ce mercredi, une audience finalement reportée.
Des soutiens associatifs
Mais en plus des insoumis, la Jeune Garde possède des soutiens associatifs, parmi lesquels on compte principalement la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti).
Deux associations actives dans le maintien de la Jeune Garde. Ces dernières sont intervenues volontairement devant le Conseil d'Etat avec l'objectif d'obtenir l'annulation du décret du 12 juin 2025 prononçant la dissolution du groupement.
Chaque année, ces deux associations reçoivent des subventions publiques : plus de 700.000 euros en 2024 pour la Ligue des droits de l'homme et 73.000 euros pour le Gisti.