Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Mort de Quentin : qu'est-ce que la Jeune Garde ?

Après la mort de Quentin, 23 ans, à la suite de violences à Sciences Po Lyon le samedi 14 février, la Jeune Garde est sous le feu des accusations. Dissoute en juin 2025, l’organisation antifasciste se retrouve au cœur des interrogations. 

La mort de Quentin, 23 ans, continue de susciter une vive émotion à travers le pays. Le jeune militant nationaliste est décédé samedi 14 février, des suites d’une agression survenue jeudi soir à la sortie d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon

Présent sur place pour «aider à protéger les membres du collectif identitaire Nemesis», qui protestaient contre la tenue de l'événement, le jeune homme aurait été très violemment pris à partie. Le collectif affirme avoir reconnu parmi ses agresseurs un «membre actif de la Jeune Garde».

À ce stade de l'enquête, aucune preuve ne permet encore d’imputer les faits à l’organisation antifasciste. Mais dimanche soir, sur le plateau de France 2, le ministre de l’Intérieur a évoqué une possible implication. 

Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a estimé que «manifestement, c’est l’ultragauche qui était à la manœuvre».

Dimanche, dans un communiqué, la Jeune Garde a assuré qu'elle ne «saurait être tenue pour responsable de ces tragiques événements», précisant avoir suspendu toutes ses activités.

Une organisation créée par le député lfi Raphaël Arnault

L’organisation antifasciste a été fondée en 2018 à Lyon. Elle n’a jamais été constituée en association déclarée. C'est l’actuel député de La France Insoumise Raphaël Arnault qui l'a cofondée. Il en a été longtemps son porte-parole national. Raphaël Arnault a fait part samedi de son «horreur et dégoût» après l’annonce du décès de l’étudiant, disant souhaiter sur X que «toute la lumière soit faite sur ce drame». Son collaborateur parlementaire, Jacques-Elie Favrot, mis en cause par le collectif Nemesis, a «formellement» contesté toute responsabilité, par la voix de son avocat.

Au fil des années, le mouvement s’est implanté à Strasbourg en 2019, puis à Paris en 2020, avant de s’étendre à Lille et Montpellier en 2021. Le 12 juin 2025, il a été dissous par décret en conseil des ministres pour «agissements violents». Ce décret énumère des rixes violentes ou prises à partie à Strasbourg, Paris et Lyon entre 2023 et 2025 à Lyon, des agissements qui «ont donné lieu pour certains à des condamnations».

Un recours contre cette dissolution a été déposé devant le Conseil d'Etat. Une audience était prévue ce mercredi mais a été reportée sine die.

un mouvement dissous en juin 2025

L’organisation ne s’est jamais interdit de recourir à la violence dans sa lutte contre «l’extrême droite». Fin juin 2024, huit membres de la Jeune Garde avaient été mis en examen, soupçonnés d'avoir agressé en mai un adolescent dans le métro parisien après une conférence de soutien à Gaza de la militante franco-palestinienne Rima Hassan. Selon le Canard Enchaîné, les suspects avaient insulté un jeune de 15 ans, «le trait(ant) de sioniste et le frapp(ant) à plusieurs reprises».

Malgré une implantation dans plusieurs grandes villes, la Jeune Garde ne revendique que quelques centaines de membres. En effet, sa visibilité tient davantage à son activité en ligne : ses comptes Instagram et Facebook rassemblent plusieurs dizaines de milliers d’abonnés.

Son logo, trois flèches orientées vers la gauche, est directement inspiré de celui du SFIO, parti emblématique de la gauche socialiste des années 30 dont Léon Blum était la tête de proue.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités