Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

«Un fardeau toujours plus important» : le tabac a causé 68.000 morts en 2023, selon Santé publique France

Trois régions françaises sont tragiquement surreprésentées. [Pixabay]

Selon les dernières estimations de Santé publique France, 68.000 décès prématurés étaient attribuables au tabac en 2023, en majorité dus à un cancer.

Un chiffre toujours important et inquiétant. Le tabac a fait plus de 68.000 morts en France en 2023, en majorité par cancer, mais aussi du fait de maladies cardiovasculaires et respiratoires, «un fardeau toujours trop important» bien qu'en légère baisse, pour la santé publique, selon les derniers chiffres nationaux. 

«Les trois quarts de ces 68.021 décès prématurés concernaient la population masculine» puisque le tabagisme a causé la mort de 49.361 hommes et 18.660 femmes, précise Santé publique France (SpF).

Les Hauts-de-France et le Grand Est, régions les plus touchées

C'est moins qu'en 2015, où 75.000 décès étaient attribués au tabagisme : cela est dû à la disparition progressive des générations «ayant historiquement le plus fumé,» mais aussi, précise l'agence nationale de santé publique, à l'utilisation de paramètres intégrant davantage de données récentes. 

«Reflet des politiques de prévention», ce recul «limité» ne «modifie pas l'ampleur du problème sanitaire» du tabagisme, qui «accentue considérablement les inégalités sociales de santé», estime le Comité national contre le tabagisme (CNCT) dans un communiqué lundi. 

En 2023 le cancer a causé 58% des morts attribuables au tabac côté hommes et 55% côté femmes. Suivent pathologies cardiovasculaires (14.101 décès), maladies respiratoires chroniques (12.798) attribuables au tabagisme et dans une moindre mesure, affections respiratoires aiguës (1.839) et diabète (551). 

Trois régions françaises, les Hauts-de-France, le Grand Est et la Corse, «présentent le fardeau le plus lourd», constate SpF. Les taux de décès dus au tabagisme excèdent de 40% celui de l'Ile de France, le plus faible de l'Hexagone. 

Le tabagisme fait perdre une dizaine d'années d'espérance de vie

Cette mortalité attribuable au tabac est «la conséquence d'habitudes tabagiques prises dans leur jeunesse par des générations d'hommes et de femmes qui atteignent l'âge où les maladies causées par le tabagisme ont une incidence élevée», observe SpF. 

«Cause majeure de mortalité prématurée et évitable» le tabagisme, fait perdre aux fumeurs, hommes ou femmes, une dizaine d'années d'espérance de vie, rappelle l'agence, jugeant «essentiel» d'atteindre une «génération sans tabac», notamment via la mise en oeuvre du 3e Programme national de lutte contre le tabac en cours. 

Le CNCT appelle de son côté à «intensifier l'action publique» avec un arsenal de mesures éprouvées : une fiscalité «forte», un «accès facilité au sevrage tabagique», une interdiction stricte de la publicité, une protection des jeunes, des espaces sans tabac, ou encore un encadrement des nouveaux produits nicotiniques.

SpF lance ce lundi jusqu'au 15 mars, une campagne de communication «Devenir Ex-fumeur».

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités