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Mort de Quentin : le gouvernement saisit la justice face à une possible «reconstitution» de la Jeune Garde

Le parquet de Paris a été saisi «il y a deux jours» d'un «dossier de reconstitution de ligue dissoute de la Jeune Garde». [JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP]

Ce mardi, un participant à une réunion organisée à l'Élysée a indiqué que le gouvernement avait saisi la justice au sujet d'une possible «reconstitution» du groupe antifasciste la Jeune Garde, officiellement dissous, à la suite de l'agression mortelle de Quentin Deranque à Lyon. 

Une décision prise dix jours après le drame. Ce mardi, une réunion axée sur les «groupes d’action violente» s'est tenue à l’Élysée avec Emmanuel Macron. À son issue, l'un des participants a annoncé que le gouvernement avait saisi la justice au sujet d'une possible «reconstitution» du groupe antifasciste la Jeune Garde, suite au décès de Quentin Deranque, un étudiant battu à mort à coups de pieds et de poings par des militants d'ultragauche à Lyon le 12 février. 

Le parquet de Paris a été saisi «il y a deux jours» d'un «dossier de reconstitution de ligue dissoute de la Jeune Garde», a dit ce participant à des journalistes à l'issue de cette réunion. 

Préoccupation autour des municipales

Après le décès de Quentin Deranque, 23 ans, plusieurs suspects ont été mis en examen. Ils appartenaient à la Jeune Garde antifasciste, groupe fondé en 2018 à Lyon par Raphaël Arnault, aujourd'hui député de La France insoumise, et dissous en juin 2025.

Avant ce drame, les services de renseignement surveillaient déjà des «velléités de reconstitution» de groupuscules liés au mouvement dissous «sur cinq territoires au moins», a expliqué ce responsable. «Les faits gravissimes de Lyon nous laissent à penser que maintenant le dossier est suffisamment étayé», a-t-il ajouté.

En outre, le chef de l'État a demandé au ministère de l'Intérieur, pendant cette réunion, de lancer des procédures de dissolution contre ces cinq «émanations» locales identifiées de la Jeune Garde, a ajouté ce participant, refusant de préciser sur quels territoires elles opèrent.

Sans lien avec le décès du militant, des procédures de dissolution étaient déjà engagées contre trois structures «d'ultra-droite» et une «d'ultra-gauche», qui devraient aboutir «dans les deux mois qui viennent», selon cette source.

Le président de la République a exprimé sa «préoccupation» au sujet de possibles violences émaillant la campagne pour les élections municipales de mars, et a demandé à l'exécutif à veiller à ce qu'elle «se déroule sereinement».

Selon cette source, depuis le décès du jeune militant, «22 permanences parlementaires de LFI ont été dégradées».

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