Il ne reste que quelques jours aux électeurs pour choisir le candidat pour qui ils voteront lors du premier tour des élections municipales dimanche 15 mars. Selon une étude parue lundi, 92% des Français ne jugent pas importante l’étiquette politique du maire.
Une personnalité politique à part. Selon une étude Ipos-BVA-Cesi pour le Cevipof, la fondation Jean-Jaurès et Le Monde publiée ce lundi 9 mars, seuls 8% des Français jugent important que le maire soit «de la même sensibilité politique» qu'eux.
En effet, pour 92% des Français, l’étiquette politique du maire importe peu. Les électeurs jugent beaucoup plus importante l’honnêteté de leur édile (64%) et sa capacité à tenir ses promesses (52%).
Contrairement à d’autres élections, 76% des personnes interrogées disent se déterminer dans le choix de leur candidat sur des enjeux locaux plutôt que nationaux. Ils sont par ailleurs 32% à souhaiter que le maire connaisse bien ses dossiers.
Parmi les attentes jugées nécessaires pour les électeurs, le maintien de services de proximité (45%), la sécurité (44%) et la préservation de l'environnement (37%).
Ils seront 79% à s'attacher à la personnalité du maire et 72% à celle de son équipe, ce qui rejoint le fait que, comme dans de précédentes enquêtes, le niveau local est plébiscité par les Français.
LR considéré comme un bon gestionnaire
Si 61% souhaitent la reconduction du maire sortant de sa commune, ils sont 45% à classer une future gestion par LR comme «une bonne chose», contre 42% par le RN et 39% le PS. Ce qui préfigure une volonté de percée du parti d'extrême droite qui dirige à l'heure actuelle beaucoup moins de communes que les deux autres partis.
Derrière, une gestion les six prochaines années par les Écologistes comme par le bloc central représente «une bonne chose» pour 38% des Français. En queue de peloton, La France insoumise ne convainc que 18% des personnes interrogées.
Au deuxième tour, 36% des sympathisants de gauche se disent favorables à une fusion des listes de gauche quelle que soit la configuration et 33% de plus seulement pour éviter la victoire d'une liste d'extrême droite ou de droite.
Parallèlement, 38% des sympathisants de droite et d'extrême droite sont favorables à une fusion des listes quel que soit le résultat du premier tour, 21% de plus pour contrer une liste de gauche et 20% encore pour contrer une liste LFI.