Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Municipales 2026 : périscolaire, logement, pouvoir d'achat... Intronisé maire de Paris, Emmanuel Grégoire détaille ses priorités

Emmanuel Grégoire ouvre une nouvelle page dans l'histoire municipale de Paris. [Stephanie Lecocq / Reuters]

Ce dimanche 29 mars, le premier conseil municipal post-élections de la mairie de Paris s’est tenu à l’Hôtel de Ville. Le socialiste Emmanuel Grégoire y a été officiellement élu maire de la capitale. Dans son discours d’investiture, il a présenté les principales orientations de son mandat.

C’est désormais officiel. Emmanuel Grégoire a été élu maire de Paris à l’issue du premier conseil municipal de la nouvelle mandature.

Les 163 conseillers municipaux ont procédé au vote pour désigner le nouvel édile. Avec 103 bulletins en sa faveur, le successeur d’Anne Hidalgo a remporté une victoire largement attendue.

L’opposition a voté blanc, avec 60 bulletins enregistrés. A l’annonce des résultats, le nouveau maire de Paris a reçu une ovation de l’hémicycle avant de recevoir l’écharpe tricolore des mains de Dominique Kielemoës, doyenne du conseil.

Il a ensuite pris la présidence de la séance et a annoncé une pause, avant de raccompagner sa prédécesseure aux portes de l’Hôtel de Ville, dans un geste symbolique.

Dans son discours, Emmanuel Grégoire a rapidement abordé le périscolaire, sujet central de sa campagne. La protection des enfants a été présentée comme une priorité, dans le contexte des révélations récentes de violences sexuelles dans des structures périscolaires parisiennes.

«Renouer la confiance avec les familles»

«C’est un nouveau mandat qui débute aujourd’hui (…) Le véritable combat commence maintenant et le premier d’entre eux, c’est le périscolaire», a-t-il déclaré. Début mars, trois hommes, dont deux animateurs périscolaires, ont été interpellés pour des agressions sexuelles présumées sur une dizaine d’enfants.

Le maire fraîchement élu a affirmé vouloir «tout reprendre» et «renverser la table», afin de protéger les enfants et de renouer la confiance avec les familles.

Il a annoncé une révision des procédures de recrutement, de formation, de gestion des signalements, d’accompagnement des victimes et des sanctions, avec un objectif de «tolérance zéro».

Le nouvel édile a ensuite abordé le logement, autre sujet majeur. A Paris, le prix moyen du mètre carré s’élève à 9.570 euros, avec de fortes disparités selon les quartiers.

Plus de 300.000 logements resteraient par ailleurs vacants. «Il faudra aller vite et fort, parce que c’est la première préoccupation des Parisiens et des Parisiennes», a-t-il assuré.

Emmanuel Grégoire a réaffirmé ses engagements de campagne, notamment la création de 30.000 logements pour les plus modestes et de 30.000 logements pour les classes moyennes, ainsi que le respect de l’encadrement des loyers.

«Ce n’est pas la qualité de vie qui fait partir les familles, c’est le prix du mètre carré», a-t-il ajouté. Enfin, il a évoqué la question du pouvoir d’achat. Le coût de la vie dans la capitale reste environ 10% plus élevé que dans le reste du pays.

«La guerre en Iran aggrave une crise du pouvoir d’achat qui est là depuis longtemps (…) Les conséquences de cette guerre vont être terribles pour celles et ceux qui se serrent déjà la ceinture», a-t-il estimé.

Une équipe d’adjoints issue de l’union de la gauche 

Le maire de Paris a également mentionné les enjeux liés à la sécurité, à la jeunesse, à la métropole, aux discriminations et aux sans-abris, sans détailler à ce stade les mesures envisagées. Ces thèmes devraient toutefois occuper une place importante dans son mandat.

Au-delà du discours d’investiture, cette première séance a aussi permis de donner le ton des rapports de force. Alors que les oppositions ont pris la parole en premier, Sophia Chikirou (LFI), dont le groupe compte neuf élus, a attaqué frontalement le nouveau maire : «Emmanuel Grégoire a mené une grande partie de sa campagne en critiquant Madame Hidalgo (…) pour désormais aller plus loin qu’elle dans un certain nombre de domaines». 

Du côté des Républicains, Grégory Canal, proche de Rachida Dati, a adopté un registre plus mesuré. Fort de 51 sièges, le groupe a promis une opposition «républicaine » et «constructive», avec «le souci de l’intérêt général». 

Après ces prises de parole, Emmanuel Grégoire a réaffirmé ses priorités avant de rendre hommage à Lionel Jospin et à ses prédécesseurs. 

Autre moment structurant de cette séance : la mise en place de l’exécutif municipal. La composition de l’équipe d’adjoints a fait l’objet de longues discussions en amont. Engagées dès janvier, elles ont permis de construire une liste commune rassemblant socialistes, écologistes et communistes. 

En première ligne, Lamia El Aaraje a été élue première adjointe. Elle sera notamment chargée de la coordination avec les arrondissements, des grands projets du mandat, de la sécurité du quotidien et du Grand Paris. 

Autour d’elle, plusieurs figures déjà présentes sous Anne Hidalgo conservent ou changent de portefeuille : Marine Rosset (PS) prend la vie associative et la citoyenneté, François Vauglin (Verts) récupère l’urbanisme, Pierre Rabadan (DVG) le sport, tandis que Maxime Sauvage (PS) hérite de la vie nocturne. 

L’écologiste Anne-Claire Boux se voit confier le dossier sensible du périscolaire. Audrey Pulvar (DVG) est chargée des relations internationales, et Dan Lert (LE) conserve les transports et la mobilité.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités