Une adolescente de 16 ans a reconnu ce jeudi avoir tué ses grand-parents lundi dans les Ardennes, évoquant selon le parquet leur opposition à sa relation amoureuse avec un garçon de 15 ans. Ce dernier a également reconnu lors de son audition sa participation aux faits, requalifiés en assassinat.
Une adolescente de 16 ans a reconnu avoir tué ses grand-parents dans les Ardennes, évoquant selon le parquet leur opposition à sa relation amoureuse avec un garçon de 15 ans, qui a reconnu avoir participé aux faits.
Les deux adolescents ont été mis en examen et placés en détention provisoire pour assassinat, a annoncé le procureur de la République de Reims François Schneider à CNEWS. Ils encourent tous deux 20 ans de réclusion criminelle, une durée qui pourrait passer à 30 ans pour la petite-fille, si l'excuse atténuante de minorité n'est pas retenue, avait souligné le procureur un peu plus tôt dans la journée.
Les corps découverts mardi matin dans une cave
Peu avant 09h mardi, la police intervient au domicile de ce couple de retraités de 71 et 74 ans qui ne répondait plus au téléphone à Villers-Semeuse, commune ardennaise de 3.700 habitants. Sur place, des traces de sang mènent les policiers au sous-sol et à la cave, où ils découvrent les corps sans vie des deux septuagénaires, présentant des blessures par arme blanche et des traces de défense. Des témoins ont confié aux enquêteurs avoir entendu lundi matin, aux alentours de 9h, un cri en provenance de la maison.
La petite-fille vivait chez ses grands-parents
La petite-fille vivait chez les victimes, qui en avaient la garde. La jeune fille n'était pas sur place lors de l'intervention de la police, et était absente de son lycée depuis la veille, tout comme son petit ami, connu pour des faits de violences, toujours selon cette source. Les deux adolescents sont finalement retrouvés dans un bâtiment abandonné, ajoute cette source. Ils ont été placés en garde à vue, a précisé mercredi la procureure de Charleville-Mézières, Magali Josse. Le parquet a ouvert une «enquête de flagrance du chef d'homicide volontaire», selon Magali Josse, qui a annoncé quelques heures plus tard le dessaisissement de son parquet au profit du pôle criminel de celui de Reims. Les investigations ont été confiées au commissariat de Charleville-Mézières en cosaisine avec le service interdépartemental de police judiciaire (SIPJ) de Reims.
«ni débordement, ni problématique» : Un double meurtre énigmatique
Le maire de Villers-Semeuse, Jérémy Dupuy, se souvient des victimes comme des «retraités très actifs», «sympathiques», qui «s'intéressaient à la vie de la commune» et s'impliquaient dans le tissu associatif local, notamment «à but social». Ils vivaient modestement dans le quartier d'une ancienne cité ouvrière et s'occupaient de leur petite-fille «depuis qu'elle était petite», a précisé l'élu. La jeune fille ne faisait pas parler d'elle, a assuré l'édile : «Il n'y a jamais eu ni débordement, ni problématique» quelconque en lien avec elle au niveau de la commune, il n'y avait «aucun sujet par rapport à la petite-fille, en tout cas jusqu'à aujourd'hui». Ce qui rend ce drame encore plus «irréaliste», pour Jérémy Dupuy : «On se pose beaucoup de questions par rapport au fait qu'il n'y avait aucun signe de rien du tout sur l'ensemble de la famille».