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À Machecoul-Saint-Même (Loire-Atlantique), Intersport accélère sur le vélo électrique et monte en gamme

La culture industrielle marque la visite du site de la MFC de Machecoul-Saint-Même. [© Raphaël Fernandez-Lopez]

Au cœur de la Manufacture Française du Cycle à Machecoul-Saint-Même (Loire-Atlantique), Nakamura a levé le voile sur sa gamme 2026. Entre VAE urbains, VTT plus ambitieux et montée en gamme assumée, Intersport entend élargir son terrain de jeu sans renier son ADN.

Direction Machecoul-Saint-Même (Loire-Atlantique), où la Manufacture Française du Cycle incarne un pan entier de l’histoire industrielle du vélo. Sur place, les lignes d'assemblage tournent à plein régime. Ici, tout est pensé pour maîtriser la production de A à Z. 

«La Manufacture Française du Cycle est un outil industriel unique en France. On maîtrise toute la chaîne de valeur, de la conception jusqu'au service après-vente, ce qui nous permet de garantir à la fois la qualité et le prix juste», explique Romain Perrus, directeur des opérations à la MFC.

Depuis le rachat du site en 2013 par Intersport, l'enseigne a profondément transformé l'outil industriel. «On a investi plus de 40 millions d’euros pour moderniser le site. Aujourd'hui, on est le premier assembleur de vélos en France, et le premier producteur de VAE (vélo à assistance électrique)», poursuit-il.

L'enseigne engage alors une transformation en profondeur du site industriel. Ces millions d’euros sont investis pour moderniser les infrastructures, renouveler les machines et créer un laboratoire d'essais. L'objectif est de gagner en qualité, en maîtrise et en compétitivité.

Plus d'une décennie plus tard, les résultats sont visibles. Forte de 650 employés, la manufacture assemble environ 350.000 vélos par an, faisant d’elle le premier assembleur de cycles en France. Un succès qui repose sur la complémentarité entre la force de distribution d'Intersport et le savoir-faire industriel local.

Dans cette stratégie, Nakamura occupe une place centrale. La marque représente à elle seule près de 10 % du chiffre d’affaires des magasins de plaine du groupe, confirmant son rôle de pilier.

Un écosystème bien plus large

Réduire la Manufacture Française du Cycle à Nakamura serait toutefois incomplet. Le site de Machecoul-Saint-Même abrite également d'autres activités stratégiques. Parmi elles, la marque premium Sunn, reconnue pour ses modèles plus haut de gamme, mais aussi la distribution de pièces et accessoires via PNA Cycling.

© Raphaël Fernandez-Lopez

La manufacture joue aussi un rôle dans les nouvelles mobilités, avec l'assemblage de vélos destinés à des flottes en libre-service ou à des collectivités comme le Vélib' parisien. Un positionnement multiple, qui confirme l'importance de ce site industriel dans le paysage du cycle français.

Une stratégie centrée sur l'usage

Dans ce décor industriel modernisé, la stratégie se veut claire. La marque souhaite répondre aux attentes d'un cycliste de plus en plus diversifié.

«Le cycle est un pilier stratégique pour Intersport. Il représente environ 10 % de notre chiffre d’affaires, avec une clientèle de plus en plus exigeante sur la qualité, le confort et le prix», détaille Xavier Rousseau, category manager vélo à Intersport.

Le constat est simple, car le vélo s'installe durablement dans les usages du quotidien. «Aujourd'hui, notre client veut un vélo adapté à son usage réel. Que ce soit pour le vélotaf, le loisir ou le sport, on doit être capable de proposer une offre cohérente et accessible», relève-t-il.

Un modèle industriel au service du prix juste

L'un des atouts majeurs de Nakamura reste son positionnement tarifaire. Sur un marché où le prix moyen d’un vélo tourne autour de 1.000 €, Intersport parvient à proposer une offre dont le panier moyen avoisine les 700 €.

Cette différence s'explique par un modèle bien rodé. À la Manufacture Française du Cycle, tout est internalisé ou presque. De la conception dans le bureau d’études jusqu'au service après-vente, chaque vélo est monté sur place. Seuls les cadres sont réalisés par une usine partenaire en Chine. Entre-temps, chaque étape est maîtrisée, qu’il s'agisse de l'assemblage, de la peinture, du montage des roues ou encore des contrôles qualité.

Un savoir-faire qui se transmet

Au-delà des chiffres, c'est aussi une culture industrielle qui marque la visite du site de Machecoul-Saint-Même.

© Raphaël Fernandez-Lopez

Dans les ateliers, le savoir-faire ne s'apprend pas uniquement dans les manuels. Il se transmet au quotidien, souvent en binôme, entre salariés expérimentés et nouvelles recrues. Une logique de compagnonnage qui perpétue une tradition vieille de plusieurs décennies et l'époque des premiers vélos Gitane.

«Un vélo qui se monte bien à l’usine, c’est un bon vélo pour le client et le magasin», résume Romain Perrus, directeur des opérations. Une philosophie simple, mais révélatrice de l'attention portée aux détails.

Une reconnaissance qui s'installe

Cette exigence commence à porter ses fruits. Nakamura a été élue meilleure marque de VAE pour la cinquième année consécutive, un indicateur fort dans un marché particulièrement concurrentiel.

«Ce qui séduit les utilisateurs, c'est ce mélange entre un rapport qualité/prix très compétitif et la garantie d'un savoir-faire français, avec un service après-vente accessible», souligne Michel Phaff.

Entre maîtrise industrielle, héritage local et stratégie de prix, Nakamura continue ainsi de consolider sa place dans le paysage du vélo en France avec ses nouveautés pour l'année 2026.

Crosslite et Crossover E : deux visions de la ville

Sur le segment urbain, Nakamura joue sur deux tableaux. Le Crosslite incarne une approche minimaliste et moderne. Léger, épuré, équipé d'une courroie sans entretien, il mise sur la simplicité d'usage et une intégration poussée. Une proposition qui marque une montée en gamme évidente.

© Raphaël Fernandez-Lopez

À l'inverse, le Crossover E reste fidèle à l'ADN historique de la marque. Il s'agit d'un VAE accessible, confortable et pensé pour le quotidien, proposé sous la barre des 1.000 €. Deux modèles, deux philosophies, mais une même volonté : démocratiser l'électrique sans complexifier l'expérience.

La gamme junior

Nakamura n'oublie pas non plus les futurs cyclistes. Avec sa gamme Evo Concept, la marque mise sur des vélos évolutifs capables d'accompagner l'enfant sur plusieurs années.

© Raphaël Fernandez-Lopez

Le modèle Kameleon en est l'illustration la plus marquante. Pensé comme un vélo 2-en-1, il permet de passer facilement d'une draisienne à un vélo à pédales en quelques secondes. Un système simple, qui facilite l'apprentissage tout en prolongeant la durée de vie du produit.

Une approche pragmatique, en phase avec les attentes des parents qui souhaitent investir dans un vélo durable, adaptable et accessible.

E-Summit 990 : un cap franchi sur le VTT

Côté tout-terrain, Nakamura change clairement de dimension. Avec le E-Summit 990, la marque intègre pour la première fois une motorisation Bosch, accompagnée d'équipements haut de gamme. Un positionnement pris pour venir «répondre à une demande de la clientèle», selon Xavier Rousseau.

© Raphaël Fernandez-Lopez

À ses côtés, le E-Summit 930 propose une alternative plus accessible, tout en conservant des prestations solides pour découvrir le VTT électrique.

«La gamme 2026 illustre cette montée en puissance. On reste fidèle à notre ADN accessible, mais on va aussi chercher des pratiquants plus experts avec des produits plus techniques et plus aboutis», souligne Michel Phaff. 

Intersport souhaite ainsi garder la même ambition, rendre le vélo accessible. Au-delà des produits, c'est toute une vision qui se dessine.

«Avec Nakamura, notre ambition est claire, rendre la liberté accessible à tous. Ça passe par des vélos fiables, durables et pensés pour accompagner le cycliste à chaque étape de sa pratique», poursuit Michel Phaff.

Entre démocratisation et montée en gamme, la marque cherche l'équilibre. Un défi dans un marché en mutation après une folle croissance post-Covid suivie d'une baisse anticipée.

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