À la suite d’un désaccord sur la stratégie politique à adopter pour la présidentielle de 2027, la réunion du Bureau national du Parti socialiste a tourné court ce mardi 7 avril au soir après que de nombreux opposants à Olivier Faure ont quitté la pièce.
Nouvelle fracture au sein du Parti socialiste. Alors que le PS avait rendez-vous ce mardi soir, plusieurs opposants au premier secrétaire socialiste, Olivier Faure, ont quitté prématurément le bureau national du parti. En cause : un désaccord majeur sur la méthode de désignation du futur candidat à l’élection présidentielle de 2027, a appris l’AFP auprès de participants.
Lors de cette réunion, la direction du parti a proposé un vote des militants avant l'été «sur le projet, le périmètre et les modalités de départage», et a affirmé que «la question de la désignation d'un candidat ne peut venir qu'ensuite».
Mais les courants internes du patron des députés socialistes Boris Vallaud et du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol ont réclamé eux le vote d'une résolution, portée par Boris Vallaud, qui proposait que les militants désignent avant l'été le candidat socialiste à l'élection présidentielle.
Une coalition hors LFI qui divise la gauche
Cette résolution de la part des opposants d’Olivier Faure suggérait aussi que les militants tranchent le même jour «la question de la modalité du rassemblement de la gauche et des écologistes», soit par une primaire, soit par «la construction d'une coalition».
Face à cette demande, la direction du parti, fidèle à la ligne défendue par Olivier Faure, a de son côté déploré des «coups de théâtre à la mise en scène douteuse», et regretté que ses opposants n'aient pas voulu clarifier «la volonté ou non d'une candidature commune» de la gauche non mélenchoniste.
Cette dernière y voit «une démonstration des ambiguïtés et des arrière-pensées nourries par les uns et les autres», dénonçant «ceux qui veulent être désignés chef de file» mais aussi ceux qui «ne respectent pas le vote du congrès» et qui «remettent en cause le vote militant» dans un périmètre de rassemblement allant «de François Ruffin à Raphaël Glucksmann».
Le clivage est donc profond au sein du Parti socialiste. Olivier Faure défend une primaire de la gauche hors LFI, une option également soutenue par Marine Tondelier, Clémentine Autain et François Ruffin. Boris Vallaud, rejoint par Raphaël Glucksmann, est opposé à cette option.
«Ce n'est pas possible de fonctionner comme ça, ça ne sert à rien de se prétendre un grand parti démocratique», a déploré l'entourage de Boris Vallaud, affirmant que sa résolution était «soutenue par une majorité des membres du Bureau national».