Face à une concurrence accrue, la filiale française du discounter allemand Lidl a annoncé le lancement d'un projet de réorganisation de ses fonctions administratives. Jusqu'à 550 départs volontaires sont attendus.
Les 46.000 salariés de Lidl France ont appris la nouvelle ce jeudi 9 avril. L'enseigne a confirmé son intention de supprimer jusqu'à 550 postes administratifs, soit environ 1,2 % de ses effectifs, exclusivement sur la base du volontariat. Cette mesure s'inscrit dans un projet plus large de réorganisation, actuellement en phase de concertation avec les partenaires sociaux, et qui prendra la forme d'une rupture conventionnelle collective.
Sixième distributeur du pays avec 7,8 % de parts de marché, Lidl dit vouloir, à travers ce projet, renforcer sa compétitivité et simplifier son organisation dans un contexte de forte pression concurrentielle.
Une réorganisation des fonctions support
Les suppressions de postes visent principalement des fonctions support, notamment dans la chaîne d'approvisionnement, les ressources humaines et le merchandising, a précisé une porte-parole de Lidl à l'AFP. «Aucun des salariés des plates-formes logistiques, des supermarchés ou des sièges ne sont concernés», a-t-elle insisté.
Selon l'entreprise, l'objectif est avant tout de «faire disparaître des pratiques hétérogènes» et de centraliser le pilotage de certaines tâches. Lidl affirme également vouloir mieux maîtriser ses coûts de fonctionnement, sans toutefois chiffrer les économies attendues. Parallèlement, le projet prévoit la création d'une centaine de postes au sein des sièges du distributeur, situés à Strasbourg et Châtenay-Malabry.
D'après Kantar Worldpanel, Lidl ambitionne de porter son réseau à 2.000 magasins en France d'ici à 2035, contre 1.622 aujourd'hui, et d'atteindre 10 % de parts de marché à l'horizon 2030. Si la porte-parole de l'enseigne affirme que Lidl France a renoué avec l'équilibre financier sur l'exercice clos en février 2026, le média spécialisé LSA rappelle que le groupe a enregistré une perte de 72 millions d'euros en 2023-2024, puis de 9 millions d'euros en 2024-2025, pour un chiffre d'affaires avoisinant les 16 milliards d'euros.