Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a pris la décision d’annuler un mariage ce samedi 11 avril après des infractions routières commises par des membres du cortège. En cause ? Des rodéos urbains et des comportements jugés dangereux.
La sanction a été immédiate. Le maire socialiste de Montpellier, Michaël Delafosse, a annoncé sur les réseaux sociaux avoir annulé un mariage en raison de «débordements routiers», évoquant notamment des rodéos urbains. Une prise de position relayée par le quotidien régional Midi Libre.
Face à ces agissements, la municipalité a décidé de ne pas maintenir la célébration. Une décision assumée par le maire, qui invoque la nécessité de faire respecter l’ordre public. Les contrevenants ont été identifiés grâce aux caméras de vidéosurveillance et immédiatement verbalisés par les forces de l’ordre.
Des poursuites judiciaires ont également été annoncées. Les auteurs des infractions s’exposent à des sanctions allant de l’amende à la mise en fourrière de leur véhicule, voire à des peines plus lourdes en cas d’entrave à la circulation.
Ce matin, à la suite de l’article de @myMetropolitain sur les débordements routiers lors de mariages, j’ai rappelé une règle simple : la sécurité ne se négocie pas.
J’ai donc pris la décision d’annuler un mariage en raison de comportements inacceptables sur la voie publique (… pic.twitter.com/9iuaZigit8— Michaël Delafosse - Maire de Montpellier (@MDelafosse) April 11, 2026
Une fermeté déjà affichée par la municipalité
Ce n’est pas la première fois que Michaël Delafosse prend une telle décision. Déjà en octobre 2024, une cérémonie avait été annulée après des infractions similaires impliquant des voitures et des quads. Un autre cas s’était produit en 2023, illustrant une ligne de fermeté constante face à ce type de dérives.
La mairie rappelle qu’une charte des mariages, adoptée en 2020, est systématiquement signée par les futurs époux. Elle prévoit explicitement la possibilité de refuser ou d’interrompre une cérémonie en cas de trouble à l’ordre public.
De leur côté, les forces de l’ordre multiplient les messages de prévention. Ce vendredi 10 avril, la police nationale de l’Hérault a rappellé que si les cortèges de mariage étaient tolérés, les comportements dangereux (excès de vitesse, manœuvres risquées, arrêts intempestifs ou usage d’engins pyrotechniques) constituent des infractions.
L’entrave à la circulation peut être punie de deux ans d’emprisonnement et de 4.500 euros d’amende. Des retraits de points sur le permis de conduire, une immobilisation du véhicule, voire une mise en fourrière, peuvent également être prononcés.