L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal s'est livré sans détour plus de 5 mois après sa libération d'Algérie, lors d'un entretien exclusif avec Louis Sarkozy. Ce dernier sera l'invité d'Eliot Deval ce vendredi lors de l'Heure des Pros 2.
Un témoignage important. Boualem Sansal, écrivain franco-algérien connu et reconnu notamment pour ses livres «Rue Darwin», «2084 : la fin du monde» ou encore «Le Village de l'Allemand» et emprisonné pendant près d'un an par le régime algérien, s'est confié lors d'un entretien avec Louis Sarkozy.
Pendant plus d'une heure, les deux hommes ont échangé dans le cadre du podcast «En Toute Liberté avec Louis Sarkozy», sur le média 21News, abordant de nombreux sujets dont l'incarcération de l'écrivain en Algérie, les relations diplomatiques entre la France et l'Algérie ou encore la situation politique française.
Pour présenter et commenter cette interview exclusive, Louis Sarkozy sera l'invité d'Eliot Deval lors de l'émission l'Heure des Pros 2 ce vendredi 17 avril à partir de 20h.
«LFI est plus dangereuse que l'islamisme en France»
Au cours de l'échange, Boualem Sansal est revenu en détail sur son incarcération en Algérie qui aura duré un an. Encore aujourd'hui, l'écrivain emprisonné alors qu'il était déjà malade, en garde des séquelles : «En vérité, je ne vais pas bien. Je suis toujours en soin, je passe mes journées dans les hôpitaux mais globalement, la tendance est bonne», a-t-il confié à propos de son état de santé.
Boualem Sansal a également livré une analyse de la situation politique en France. Selon lui, la gauche radicale brouille les repères entre islam, islamisme et politique. L'écrivain franco-algérien accuse notamment La France insoumise d'être aujourd'hui «plus dangereuse que l'islamisme en France».
Concernant ses relations avec l'Algérie, Boualem Sansal avait annoncé, il y a quelques jours, son souhait d'attaquer en justice le président de l'Algérie, Abdelmadjid Tebboune. «J'ai écrit [...] à [M.] Tebboune quand j'étais en prison [...], je lui ai dit [...] si vous me libérez, je vous attaque en justice. Et je vais attaquer monsieur Tebboune, parce que c'est lui qui m'a condamné», a-t-il déclaré.