Le nouveau maire PS de Saint-Etienne, Régis Juanico, a annoncé ce vendredi la «construction d’un jumelage» avec une collectivité palestinienne pour remplacer celui liant la ville à la commune israélienne de Nof HaGalil (nord).
Élu maire de Saint-Etienne (Loire) lors des dernières élections municipales le mois dernier, Régis Juanico fait déjà parler de lui. Il a annoncé ce vendredi la «construction d’un jumelage» avec une collectivité palestinienne pour remplacer celui liant la ville à la commune israélienne de Nof HaGalil (nord), qu'il estime «dirigée par l’extrême droite».
Dans un communiqué, la municipalité de gauche (hors La France insoumise) entend ainsi «placer son action de coopération sous l'égide du droit international et de la solidarité humaine», à travers «un nouvel acte fort de coopération internationale avec une collectivité palestinienne».
«Face à la tragédie qui frappe le peuple palestinien et au génocide toujours en cours à Gaza, la Ville de Saint-Étienne exprime sa plus vive préoccupation» et s’engage en tant qu’«actrice résolue de la paix et du respect des droits fondamentaux», poursuit-elle.
La municipalité précise, à propos du jumelage établi avec Nof HaGalil (ex-Nazareth Illit) en 1974 quand Saint-Etienne était dirigée par le centriste Michel Durafour, faire «le constat d'une suspension de fait des opérations de coopération».
L’annonce de la municipalité intervient à la veille d’une manifestation organisée par LFI sur la place de l'Hôtel de Ville «pour exiger le déjumelage» de Saint-Etienne «avec la colonie israélienne Nof HaGalil».