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Meurtre de l'enseignante Agnès Lassalle à Saint-Jean-de-Luz : l'élève condamné à 15 ans de réclusion criminelle

Une peine de 15 ans de réclusion criminelle a été prononcée à l'encontre de l'élève reconnu coupable d'avoir poignardé mortellement sa professeure d'espagnol, Agnès Lassalle, dans une salle de classe de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) en 2023.

Un dossier particulièrement difficile à juger. Ce vendredi 24 avril, une peine de quinze ans de réclusion criminelle a été prononcée contre l'élève reconnu coupable d'avoir poignardé mortellement sa professeure d'espagnol, Agnès Lassalle, dans une salle de classe de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques) en 2023.

Âgé de 16 ans à l'époque des faits, l'élève s'était subitement levé de sa chaise pendant un cours d'espagnol pour aller mortellement poignarder Agnès Lassalle, une femme de 53 ans qui enseignait depuis 1997 au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin, à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques). 

Un récit glaçant 

Le 22 février 2023 à 9h45, alors que le cours touchait à sa fin, l'adolescent s'est levé, a verrouillé la porte de la salle de classe avant de se retourner, un couteau de cuisine à la main. Le lycéen s'est alors approché d'Agnès Lassalle et l'a frappée avec une lame de 18 cm, «d'un coup sec» selon les témoins de la scène. Un professeur d'une salle attenante a ensuite fait lâcher son arme au garçon «tremblant», sans qu'il n'oppose de résistance.

L'autopsie a fait état d'une «tenue très ferme du couteau lors de l'impact thoracique», la lame ayant pénétré «dans sa totalité ou quasi-totalité» au niveau du cœur de la victime, que les secours ne sont pas parvenus à sauver.

Un psychiatre l'a d'abord jugé «discernant» 

En garde à vue comme durant l'instruction, il a expliqué son geste par une «petite voix qui lui parle», un être «égoïste, manipulateur, égocentrique, qui l'incite à faire le mal». Les expertises réalisées pour déterminer sa responsabilité pénale s'avèrent contradictoires. Un psychiatre l'a d'abord jugé «discernant» et son propre médecin a écarté tout «trouble psychique ou neuro-psychique ayant aboli ou altéré son discernement ou le contrôle de ses actes».

Un an plus tard, une expertise collégiale a estimé que le discernement de l'élève a pu être «légèrement altéré» par son «vécu de harcèlement scolaire», son état dépressif et son anxiété chronique. Un dernier rapport remis en novembre 2024 a conclu, lui, que ce discernement était «aboli» au regard «d'un trouble psychique sévère».

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