«Je regrette la minute de silence pour Quentin Deranque», a affirmé ce jeudi 23 avril la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet.
Une mise au point. Dans une interview accordée à Jean-Jacques Bourdin et dévoilée ce jeudi 23 avril, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, est revenue sur la minute de silence accordée à Quentin Deranque après sa mort.
« Oui je regrette la minute de silence pour Quentin », @YaelBRAUNPIVET revient sur la mort de Quentin Deranque, un jeune militant français, de 23 ans, issue de l’extrême droite. Sa mort en février 2026 à Lyon a suscité une forte controverse politique et médiatique.
Retrouvez… pic.twitter.com/olEhlSTEYw— Jean-Jacques Bourdin (@JJBourdin_off) April 23, 2026
«Oui, je la regrette parce que l’on a appris depuis que c’était un militant d’extrême droite avec des propos et une idéologie abjecte», a déclaré Yaël Braun-Pivet faisant référence à la minute de silence qui s’est tenue le 17 février dernier dans l’Hémicycle.
Pour rappel, Quentin Deranque, 23 ans, est mort le 14 février dernier après avoir été passé à tabac par des antifascistes à Lyon (Rhône). La mort du jeune homme avait créé l’émoi avant que soient dévoilés des propos néofascistes et néonazis tenus par ce dernier.
«Les Français se disent : "mais en fait, vous avez honoré cette idéologie". Les députés n’ont pas honoré l’idéologie. On savait qu’il était engagé mais on ne savait pas quels étaient les propos qu’il tenait au moment de la minute de silence», a rappelé la présidente de l’Assemblée nationale
«Et après que la minute de silence a été demandée par un député, elle a reçu l’assentiment de tous les présidents de groupe, y compris la France insoumise, les communistes, les socialistes…», a souligné Yaël Braun-Pivet.
«Tout le monde est debout parce qu’à ce moment-là nous avons un moment de recueillement pour un jeune qui, pour ses idées politiques a trouvé la mort. Nous ne pouvons pas accepter la violence en politique, nous ne pouvons pas accepter qu’aujourd’hui dans notre pays des personnes trouvent la mort parce qu’elles portent des idées politiques. C’est ça que nous condamnons ce jour-là», a-t-elle poursuivi.
Sur ce sujet, Yaël Braun-Pivet a conclu que si l'idéologie portée par Quentin Deranque avait été connue dès le début, la minute de silence n'aurait pas eu lieu.