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Attentat de Rambouillet en 2021 : Laurent Nunez rend hommage ce lundi à Stéphanie Monfermé

La cérémonie qui commencera à 10h30, devrait durer un peu plus d'une demi-heure. [LUDOVIC MARIN / AFP / POOL]

Laurent Nunez doit se rendre à Rambouillet (Yvelines) ce lundi 27 avril afin de participer à une cérémonie en hommage à Stéphanie Monfermé, fonctionnaire de police mortellement poignardée à la gorge le 23 avril 2021, dans l’entrée du commissariat de la ville par un chauffeur-livreur de 36 ans. 

Honorer sa mémoire cinq ans après. Ce lundi 27 avril, Laurent Nunez est attendu à Rambouillet, dans les Yvelines, afin d’assister à une cérémonie en hommage à Stéphanie Monfermé. Le 23 avril 2021, cet agent d'accueil de 49 ans, était mortellement poignardé à la gorge à l’entrée du commissariat de Rambouillet par Jamel Gorchene, un chauffeur-livreur tunisien de 36 ans. Celui-ci avait ensuite été abattu par un policier. 

La cérémonie qui commencera à 10h30, devrait durer un peu plus d'une demi-heure. Elle débutera par un «accueil républicain» et se terminera par la Marseillaise. Entre les deux, des dépôts de gerbes, une sonnerie aux morts et une minute de silence sont prévus.

 

Une mémoire toujours vive dans la police 

Originaire de Coutances, Stéphanie Monfermé était entrée dans la police nationale en 1993. Mariée et mère de deux enfants, elle travaillait depuis de nombreuses années au commissariat de Rambouillet. Son assassinat avait suscité une vive émotion nationale. Au lendemain des obsèques privées auxquelles avait participé Emmanuel Macron, un hommage officiel avait été organisé sous l’égide du Premier ministre de l’époque, Jean Castex. Elle avait été décorée à titre posthume de la Légion d’honneur. 

Ce drame avait ravivé le traumatisme d’autres attaques visant des policiers, notamment celle de Magnanville en 2016. Au sein des forces de l’ordre, l’impact psychologique avait été considérable, conduisant à la mise en place de dispositifs d’accompagnement spécifiques. Plusieurs mesures de soutien psychologique avaient été mises en place et des assistants sociaux mobilisés.

Une enquête close

Fin 2025, la justice antiterroriste avait rendu ses conclusions. Un juge d’instruction avait prononcé un non-lieu, estimant qu’aucune complicité n’avait pu être établie dans cet attentat. L’auteur, arrivé irrégulièrement en France en 2009, avait agi seul selon les investigations. Le magistrat avait souligné toutefois que le caractère terroriste de l’attaque ne faisait aucun doute : choix de la cible policière, mode opératoire et consultation de contenus jihadistes peu avant le passage à l’acte. 

Le Parquet national antiterroriste avait lui-même requis ce non-lieu, évoquant notamment la «logique suicidaire» de l’assaillant, dont l’état psychologique apparaissait fragile. Malgré plusieurs gardes à vue dans son entourage, en France comme en Tunisie, aucune poursuite n’avait été engagée. 

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