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Présidentielle 2027 : Fabien Roussel accuse LFI de vouloir «faire éclater» le PCF au profit de Jean-Luc Mélenchon

Fabien Roussel refuse de participer à la primaire unitaire dans laquelle est empêtrée une partie de la gauche. [Fotojet Thomas SAMSON / MIGUEL MEDINA / AFP]

Le leader du Parti communiste français, Fabien Roussel, a accusé jeudi La France insoumise de vouloir «faire éclater» son parti afin de favoriser la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2027.

Une nouvelle sortie médiatique qui devrait fragmenter davantage l’extrême gauche. Le dirigeant du Parti communiste français, Fabien Roussel, a accusé jeudi La France insoumise de vouloir «faire éclater» son parti afin de favoriser la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2027.

«J'alerte les communistes: il y a, par ailleurs, une offensive forte de la France insoumise, de ses dirigeants, qui appelle à voter (...) contre la direction du PCF, pour faire éclater notre parti et obtenir un soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon», a-t-il dit dans une interview à L'Humanité.

«Ne cédons pas aux tentatives de division», a-t-il ajouté. Celui qui était candidat en 2022 a défendu la nécessité d'une candidature communiste, plutôt que d'une union dès le premier tour.

«Si l'effacement du PCF à la présidentielle pouvait garantir une défaite de l’extrême droite, je n'hésiterais pas une seconde. Mais ce n'est pas le cas : notre électorat se répartirait entre différentes candidatures», a-t-il dit.

Un congrès du PCF décisif début juillet

La question sera tranchée par les militants début juillet lors du congrès du PCF à Lille, où Fabien Roussel pourrait être confronté à d'autres candidatures pour prendre la tête du parti. Trois textes alternatifs à celui de la direction du parti ont été déposés.

Fabien Roussel refuse de participer à la primaire unitaire dans laquelle est empêtrée une partie de la gauche.

Lors de la présidentielle de 2022, lui qui a fait de l'affirmation de l'identité communiste son cheval de bataille depuis qu'il a pris la tête du parti en 2018, avait réuni 2,3% des suffrages. Les Insoumis l'accusent d'avoir ainsi bloqué des voix qui auraient permis à Jean-Luc Mélenchon (22%) d'accéder au second tour.

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