La pension de retraite brute moyenne en France s'établit à 1.705 euros par mois. Un chiffre officiel qui cache pourtant de profondes inégalités selon le sexe, la région ou le régime d'appartenance.
La pension des retraités a augmenté mais cette hausse reste à nuancer. Selon les nouvelles données publiées mardi 26 mai par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), les retraités ont perçu 1.705 euros bruts mensuels en moyenne en 2024.
Derrière ce chiffre national, les réalités sont très disparates. Régime de base, complémentaire, prélèvements sociaux... Une fois toutes les déductions effectuées, cette moyenne redescend à environ 1.662 euros nets.
L'écart le plus criant reste celui entre les hommes et les femmes. Selon la DREES, les pensions de droit direct des femmes sont inférieures de 38 % à celles des hommes, un fossé qui reflète des décennies d'inégalités professionnelles. Peu importe le temps partiel subi, les congés maternité, les carrières hachées.
En incluant les pensions de réversion perçues majoritairement par des femmes, l'écart se réduit à environ 25 %, mais reste massif.
Les disparités sont aussi géographiques. La pension moyenne atteint 2.131 euros à Paris, contre seulement 1.189 euros à La Réunion, soit près de 1.000 euros d'écart entre les deux extrêmes. Les territoires où l'emploi est plus précaire et les salaires historiquement plus faibles produisent mécaniquement des pensions plus basses.
La revalorisation des pensions de 0,9 % appliquée au 1er janvier 2026 est, elle, inférieure à l'inflation estimée à 1,2 %, ce qui représente une légère perte de pouvoir d'achat pour les retraités cette année.
Fin 2024, on comptait 17,3 millions de bénéficiaires d'une pension de droit direct en France, un chiffre en hausse de 0,7 % en un an. Autant de situations individuelles que ce chiffre moyen, aussi officiel soit-il, ne saurait résumer.