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Urgences : ce qui va changer lorsque vous appellerez le 15

Dans les hôpitaux, les urgentistes anticipent un nouvel été sous tension. [PHILIPPE HUGUEN / AFP]

Afin de désengorger les services, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé la généralisation du filtrage des urgences par le 15 dans une centaine d’hôpitaux. Cette nouvelle gestion sera effective dès l’automne. 

Vers une sélection à l’entrée des urgences ? Le filtrage de l’accès aux services d’urgences par le 15 va être généralisé dans une centaine d’établissements dès l’automne, a annoncé, ce vendredi 5 juin, la ministre de la Santé Stéphanie Rist. L’objectif est de limiter l’engorgement des services hospitaliers et d’orienter davantage de patients vers des prises en charge adaptées en ville. 

Jusqu’ici, ce dispositif de régulation était activé ponctuellement, principalement lors des pics hivernaux ou estivaux, et décidé au cas par cas. Désormais, la ministre souhaite en faire un outil préventif. Les Agences régionales de santé devront établir la liste des établissements concernés, tandis que les modalités d’application seront définies localement.

Des passages aux urgences réduits à 20 %

«Il faut que la régulation soit déclenchée avant que les équipes ne soient en souffrance», a insisté la ministre, ajoutant : «Là où cette régulation pourra être pérennisée après le prochain hiver, il faudra qu'elle le soit». Elle a également rappelé qu’en cas de filtrage, «une présence humaine» serait maintenue à l’entrée des urgences. Selon elle, «la régulation par le 15 permet de faire baisser de 20 % les passages aux urgences, sans aucunement dégrader l'accès aux soins». 

Parallèlement, le gouvernement veut systématiser la réorientation des patients dès leur arrivée aux urgences vers la médecine de ville lorsque cela est possible.

Un nouvel été sous tension

Dans les services, les urgentistes anticipent un nouvel été sous tension, avec un niveau d’affluence comparable à celui de l’an dernier. Leur principale inquiétude reste le manque de lits d’hospitalisation en aval, qui prolonge la présence des patients aux urgences et bloque les admissions. 

La ministre attend les conclusions d’une mission sur ce sujet pour la mi-juillet, mais souhaite déjà développer l’admission directe à l’hôpital, notamment pour les patients âgés et polypathologiques venant d’EHPAD. Elle appelle aussi à mieux repérer les patients dits «usagers fréquents» afin d’éviter des passages répétés aux urgences.

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