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En directMeurtre de Lyhanna : les obsèques de la jeune fille se tiendront ce vendredi

[©Family/AFP]
L'immense émotion suscitée par le meurtre de la jeune Lyhanna continue d'alimenter une crise politique majeure pour l'exécutif ce mercredi. Le gouvernement continue à proposer des solutions pour apaiser la colère des familles et oppositions qui dénoncent les dysfonctionnements mais aussi le manque de moyens endémique de la justice. Suivez notre direct.
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Les obsèques de Lyhanna auront lieu ce vendredi

Les obsèques de la petite Lyhanna se tiendront ce vendredi, annonce la famille. Elles se dérouleront dans la «plus stricte intimité», à la demande de la famille de la collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin dans le Gers, a indiqué à l'AFP l'avocat des parents, François Roujou de Boubée. 

L'enterrement aura lieu à 14h30 au cimetière de Fleurance, la ville où elle était scolarisée et où un hommage à Lyhanna a rassemblé 6.000 personnes dimanche. 

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Le frère de Jérôme Barella mis en examen pour viols

Le frère de Jérôme Barella a été mis en examen pour viol sur deux ex-compagnes, a annoncé le procureur ce mercredi. 

Le frère du principal suspect du meurtre de Lyhanna, avait exercé son droit au silence. 

«A l’issue de son interrogatoire de première comparution au cours duquel il a exercé son droit au silence, Yannick B. a été mis en examen», a déclaré le procureur dans un communiqué, précisant que le suspect a été relâché et placé sous contrôle judiciaire, une décision dont le parquet a fait appel.

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«C'est un ras-le-bol un peu généralisé», lance la députée Laure Miller

Députée Ensemble pour la République de la Marne, Laure Miller affiche sa colère sur l'affaire Lyhanna. "C'est un ras-le-bol un peu généralisé. Je pense qu'il est partagé par beaucoup de monde", déplore-t-elle sur LCI. 

Hier, la députée était déjà montée au créneau lors des questions au gouvernement. "Depuis qu'on a commencé cette séance, j'ai honte de l'image qu'on donne ! Depuis 15 heures, on se renvoie la balle comme des gamins dans une cour d'école, on cherche des responsabilités individuelles".

Le Sénat lance une commission d'enquête sur les dysfonctionnements de la politique pénale

Le Sénat a décidé ce mercredi de lancer une commission d'enquête sur les dysfonctionnements de la justice et le pilotage de la politique pénale, en réaction au choc suscité par la mort de la jeune Lyhanna, ont annoncé plusieurs parlementaires à l'AFP. 

La commission des Lois de la chambre haute a acté la constitution d'une mission d'information sur "le pilotage de la politique pénale et la prévention de ses dysfonctionnements" dans la matinée, a indiqué sa présidente Muriel Jourda. 

Cette mission d'information demandera l'octroi des pouvoirs de commission d'enquête, ce qui lui donnera des prérogatives d'audition et d'investigation élargies.

«Cette affaire est un échec pour nous», regrette directeur général de la gendarmerie nationale

Interrogé sur franceinfo, le général Hubert Bonneau, directeur général de la Gendarmerie nationale, s'est exprimé sur l'affaire Lyhanna. "Cette affaire est un échec pour nous", regrette-t-il.

Pour lui, "en première approche, ce n'est pas une affaire de moyens, c'est une affaire de traitement d'un dossier dans sa rapidité, dans la célérité du traitement". Il rappelle qu'en 2025, 50.000 plaintes ont été déposées pour violences sexuelles et viols sur des mineurs.

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«C'est la confiance en nos institutions qui est posée», déclare Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a déclaré mercredi en Conseil des ministres que l'affaire Lyhanna, où "il est évident qu'il y a eu des dysfonctionnements manifestes", posait "la confiance en nos institutions", selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. 

Faisant part "de l'émotion de la Nation" et "de l'affection et la solidarité avec la famille", il a jugé que "le respect, le soutien et la décence devraient l'emporter". "On ne répond pas à un drame par des cris. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur", a-t-il ajouté.

Maud Bregeon souhaite «une nouvelle augmentation du budget de la justice»

Invité de Public Sénat, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon est revenue sur l'affaire Lyhanna et les manques de la justice.  

"Il y aura des discussions avec le Parlement, mais nous proposerons une hausse du budget de la Justice dans le projet de loi de finances 2027", a-t-elle affirmé.

Elle concède toutefois : "Il ne faut pas mentir aux Français : ce n’est pas une loi ou un cadre législatif qui amènera à zéro le risque que d’autres affaires de ce type-là rejaillissent dans la société".

Déclaration
Nicolas Dupont Aignan : «C'est une faillite liée au désintérêt permanent depuis vingt ans de certains dirigeants politiques»
Le ministre de l'Education a réuni lundi les recteurs des académies

Le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé mercredi qu'il réunirait lundi les recteurs des académies pour leur rappeler l'importance de diffuser "systématiquement" le guide de signalement des faits à caractère sexuel dans les établissements scolaires. 

"Je vais réunir lundi tous les recteurs de France pour leur demander de bien veiller à ce que le guide de signalement publié en mars soit systématiquement partagé", a-t-il dit sur TF1, revenant sur le dossier de la petite Lyhanna, retrouvée morte jeudi et dont le principal suspect était visé par une plainte pour viols sur mineure. 

"L'école est le premier signaleur de France à la justice", avec 80.000 signalements par an "toutes causes confondues", a-t-il ajouté.

Maud Bregeon défend Gérald Darmanin dont la démission ne «changerait pas les erreurs» commises

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a défendu mercredi l'action du ministre de la Justice Gérald Darmamin dans l'affaire Lyhanna, jugeant que sa démission "ne changerait pas les erreurs" commises. 

"En quoi la démission de Gérald Darmanin changerait profondément et concrètement les erreurs, les fautes, les problèmes auxquels nous sommes confrontés lorsque nous parlons de cette affaire ?", a-t-elle réagi sur Public Sénat. "

Je trouve qu'il s'exprime avec beaucoup de courage et beaucoup de sincérité (...) Qu'un ministre présente ses excuses au nom de l'institution qu'il représente alors même qu'il n'a pas le pouvoir d'interférer dans des affaires individuelles, c'est extrêmement rare", a-t-elle jugé.

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