La présidente de la Banque centrale européenne a défendu jeudi la décision du Conseil des gouverneurs de relever les taux d'intérêt face au choc d'inflation provoqué par la guerre en Iran, arguant que la croissance en zone euro n'était pas "sérieusement menacée".
"Ce n'est pas comme si nous étions dans un environnement où la croissance est absente ou sérieusement menacée", a assuré Christine Lagarde lors d'une conférence de presse. La BCE a légèrement abaissé sa prévision de croissance d'un dixième de point de pourcentage pour 2026, à 0,8%.
Les effets de la guerre au Moyen-Orient sur l'économie mondiale devraient entraîner un ralentissement de la croissance cette année, a alerté jeudi la Banque mondiale, qui s'attend désormais à une progression de 2,5%, au plus bas depuis la pandémie de Covid-19.
Selon son rapport sur les perspectives de l'économie mondiale, l'institution basée à Washington a abaissé ses prévisions pour plus des deux-tiers des pays, par rapport à son estimation précédente en janvier, et a prévenu que la situation pourrait encore empirer si le conflit perdurait.
Donald Trump a dit jeudi qu'il "préférerait ne pas" frapper les ponts et centrales électriques en Iran, où il a d'ores et déjà annoncé de nouveaux bombardements.
"Oui, mais je préférerais ne pas le faire parce qu'une fois que vous faites ça, les gens souffrent", a dit le président américain à un présentateur de la chaîne Fox News qui lui demandait si la prochaine étape pour les Etats-Unis était de détruire des infrastructures civiles.
Le ministre américain des Finances a affirmé jeudi que les Etats-Unis financeront les réparations des dommages causés par l'Iran dans des pays du Golfe en prélevant l'argent nécessaire dans des comptes iraniens.
"Tout préjudice causé à nos alliés dans le Golfe sera compensé à l'aide de fonds prélevés sur des comptes iraniens", a écrit Scott Bessent sur X.
Donald Trump a dit jeudi vouloir frapper "très fort" l'Iran et prendre le contrôle d'infrastructures pétrolières du pays, dont l'île de Kharg, son principal terminal pétrolier.
"Les États-Unis vont frapper l'Iran (...) TRES FORT ce soir", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
"Dans un avenir assez proche, nous prendrons l'île de Kharg, ainsi que d'autres infrastructure pétrolières, et nous prendrons le contrôle total de leurs marchés du pétrole et du gaz", a-t-il ajouté.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé jeudi de 0,25 point de pourcentage ses taux directeurs, restés inchangés depuis juillet 2025, pour contrer l’inflation liée au conflit au Moyen-Orient.
"Grâce à la décision prise aujourd'hui, le Conseil des gouverneurs reste en bonne position pour faire face à l'incertitude engendrée par la guerre", déclare le communiqué de décisions du jour. Le taux de dépôt, qui fait référence, est porté à 2,25%, le taux de refinancement et le taux de facilité de prêt marginal se situent désormais respectivement à 2,40% et 2,65%.
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L'approvisionnement en eau dans le sud de l'Iran a été rétabli après des réparations sur les réservoirs touchés par des frappes américaines, a rapporté jeudi un média d'État iranien.
Les Etats-Unis avaient bombardé dans la nuit de mardi à mercredi deux réservoirs d'eau dans la ville de Sirik, privant près de 20.000 personnes d'eau potable, selon la compagnie locale des eaux.
Les réparations ont duré "moins de 12 heures" et "les problèmes d'approvisionnement intermittents (...) ont été entièrement résolus" pour les villages touchés, a déclaré Abdolhamid Hamzehpour, directeur général de la compagnie des eaux locale, cité par la télévision d'État.
Le Kremlin a appelé jeudi l'Iran et les Etats-Unis à "revenir à la table des négociations", après une nouvelle nuit de bombardements au Moyen-Orient et l'annonce par Téhéran de la fermeture totale du détroit d'Ormuz.
"Nous appelons toutes les parties de ce conflit à la retenue et à revenir à la table des négociations", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en répondant à une question de l'AFP lors d'un point-presse quotidien. Il a mis en garde contre le risque de "nouvelles conséquences négatives" de cette "escalade des tensions" pour la situation dans la région et pour "l'économie mondiale".
La Turquie a appelé jeudi l'Iran et les Etats-Unis à "cesser leurs attaques mutuelles", après une nouvelle nuit de bombardements américains auxquels Téhéran a riposté en frappant ses voisins du Golfe et la Jordanie.
"Les attaques réciproques qui ont débuté il y a deux jours font craindre une escalade (...) Nous recommandons aux parties de cesser leurs attaques mutuelles et de reprendre les négociations", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan lors d'une conférence de presse à Sofia, en Bulgarie.
L'autorité maritime iranienne a confirmé jeudi la fermeture totale du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les hydrocarbures, après une annonce en ce sens de l'armée, en riposte aux frappes menées par les Etats-Unis dans la nuit.
"En raison des tensions engendrées par l'agression des forces américaines dans la région (...), le détroit d'Ormuz restera fermé jusqu'à nouvel ordre", a annoncé l'Autorité du détroit du Golfe Persique (PGSA), organisme chargé de la gestion de cette voie maritime.
L'Iran verrouille Ormuz depuis le début du conflit le 28 février, mais jusqu'à présent, les forces armées iraniennes autorisaient quotidiennement le passage d'une vingtaine de navires dans cette zone.
L'Arabie saoudite a condamné jeudi les "agressions iraniennes" contre la Jordanie, Bahreïn et le Koweït, tout en appelant à la poursuite de la médiation pakistanaise et en saluant le rôle joué par le Qatar pour soutenir les négociations.
La puissante monarchie du Golfe a appelé "à la désescalade" et à "poursuivre les négociations menées sous l'égide du Pakistan ainsi que les efforts qui les accompagnent de la part du Qatar", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Le cessez-le-feu entré en vigueur entre Téhéran et Washington le 8 avril n'a quasiment plus de sens, a estimé jeudi la diplomatie iranienne après une nouvelle nuit de bombardements américains.
"Les attaques illégales et criminelles perpétrées par les Etats-Unis ces dernières heures constituent non seulement une violation flagrante de la Charte des Nations unies (...), mais rendent également le cessez-le-feu pratiquement dénué de sens", a réagi le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Les frappes américaines ont principalement ciblé le sud de l'Iran, mais des sites proches de la capitale ont également été touchés, notamment à Karaj, Nazarabad et Pishva, selon les Gardiens de la Révolution.
Pékin a pressé jeudi les Etats-Unis et l'Iran de cesser "immédiatement" leurs opérations militaires.
"La Chine exhorte fortement les parties concernées à cesser immédiatement leurs opérations militaires, à revenir au dialogue et à la négociation", a déclaré un porte-parole des Affaires étrangères, Lin Jian.
Les négociateurs du Qatar ont quitté jeudi Téhéran où ils s'étaient rendus la veille pour tenter d'aplanir les divergences entre les Etats-Unis et l'Iran, a indiqué à l'AFP un diplomate au fait des discussions.
"La délégation qatarie a quitté Téhéran ce matin après des discussions avec les responsables iraniens, menées en coordination avec les Etats-Unis et qui ont duré jusqu'aux premières heures de la journée", a dit le diplomate sous couvert d'anonymat.
Au moins trois personnes ont été blessées dans la région de Téhéran après les frappes menées par les Etats-Unis durant la nuit contre le pays, a annoncé jeudi l'agence Fars, citant un responsable médical.
"Trois personnes ont été blessées lors d'incidents liés aux attaques brutales américaines dans la province de Téhéran", a déclaré le chef local des services d'urgence.
Les frappes américaines ont principalement ciblé le sud de l'Iran, mais des sites proches de la capitale ont également été touchés, notamment à Karaj, Nazarabad et Pishva, selon les Gardiens de la Révolution.
L'armée jordanienne a indiqué jeudi avoir abattu 20 missiles iraniens, les Gardiens de la Révolution ayant fait état plus tôt de frappes sur un centre de commandement américain dans le royaume.
"Jeudi à l'aube, les systèmes de défense aérienne et l'armée de l'air ont intercepté et abattu 20 missiles qui avaient été lancés depuis l'Iran en direction d'Azraq", où se situe la base américaine, a déclaré un responsable militaire cité dans un communiqué, faisant référence à une zone située à environ 80 km à l'est d'Amman.
"L'interception a entraîné la chute d'un certain nombre de débris, sans faire de victimes ni causer de dégâts matériels", selon la même source.
Un feu a été signalé à bord d'un pétrolier au large d'Oman, près du détroit d'Ormuz, au coeur du conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, a rapporté jeudi l'agence maritime britannique UKMTO.
"Les autorités locales ont fait état d'un incendie dans la salle des machines. Aucun impact sur l'environnement n'a été signalé", a dit l'UKMTO dans un communiqué, en précisant que l'incident s'était produit à 21 milles nautiques au nord-est de la ville omanaise de Sohar.
Mercredi, les Etats-Unis avaient attaqué un navire au large d'Oman qui tentait, selon Washington, d'exporter du pétrole d'Iran, faisant trois morts pami les membres d'équipages.
Le Pakistan, pays médiateur dans la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, a déploré jeudi l'"escalade" militaire observée ces derniers jours au Moyen-Orient et réitéré son appel à une "solution négociée".
"La diplomatie et le dialogue doivent être les principes de base pour parvenir à une solution négociée à tous les sujets de contentieux", a déclaré devant la presse à Islamabad le porte-parole de la diplomatie pakistanaise Tahir Andrabi après de nouveaux bombardements dans la nuit dans le Golfe.
Les trois marins indiens portés disparus après l'attaque revendiquée par l'armée américaine mercredi d'un pétrolier battant pavillon des îles Palau au large d'Oman sont morts, a annoncé jeudi le ministre indien des Transports maritimes.
"La mort de trois marins indiens qui avaient été initialement portés disparus est maintenant confirmée, après la localisation et l'identification de leurs corps", a écrit Sarbananda Sonowal sur son compte X.
Une enfant a été légèrement blessée à Bahreïn et des bâtiments ont été endommagés après une attaque menée par l'Iran en représailles à des frappes américaines, ont indiqué jeudi les autorités du royaume du Golfe.
"Une fillette de 11 ans a été légèrement blessée et soignée sur place; des véhicules ont pris feu et des habitations ont été endommagées à Madinat Hamad et dans la capitale Manama, après la chute de débris résultant de l'interception et de la destruction de missiles iraniens", a écrit le ministère de l'Intérieur sur X, en publiant des photos d'un bâtiment en feu et de voitures calcinées.
L'autorité de l'aviation civile du Koweït a annoncé jeudi la réouverture de son espace aérien, qui avait été fermé après les attaques menées par l'Iran en représailles à des frappes américaines.
Le trafic dans l'espace aérien koweïtien est revenu à la normale", a dit l'organisme dans un communiqué.
Les Etats-Unis ont mené jeudi à l'aube de nouveaux bombardements contre l'Iran, qui a annoncé des ripostes contre des bases militaires au Koweït et à Bahreïn et promis de prendre pour cible tous les navires s'aventurant dans le détroit d'Ormuz.
Les frappes, qui selon l'armée américaine ont visé "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays", ont été déclenchées après que Donald Trump a accusé Téhéran de tergiverser dans les négociations pour arrêter la guerre au Moyen-Orient.
"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", s'était emporté le président américain devant la presse mercredi.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé jeudi avoir tiré des missiles balistiques sur un centre de commandement américain en Jordanie, en riposte aux frappes des Etats-Unis contre l'Iran.
Cette "opération punitive contre l'agresseur" a pris pour cible "la base aérienne d'Al-Azraq et son centre de contrôle, à l'aide de 12 missiles balistiques", ont déclaré les Gardiens cités par l'agence Tasnim, assurant avoir détruit ces installations "et un grand nombre d'avions de combat".
L'autorité de l'aviation civile du Koweït a annoncé jeudi "la fermeture temporaire de l'espace aérien" du pays, attaqué par l'Iran en représailles à des frappes américaines.
"Cette mesure fait suite aux attaques iraniennes contre l'Etat du Koweït et aux risques potentiels que cela représente pour l'aviation civile dans la région", a indiqué l'autorité dans un communiqué.
L'armée du Koweït a annoncé jeudi être en train de défendre l'émirat contre une attaque aérienne, après que l'Iran a dit frapper deux bases militaires dans le pays. "Les systèmes de défense aérienne sont actuellement en train de combattre des cibles aériennes hostiles, conformément aux procédures opérationnelles établies", a écrit l'état-major koweïtien sur X.