Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Roissy Charles-de-Gaulle : pourquoi l'intersyndicale appelle-t-elle à la grève ce jeudi ?

La grève touche les trois aéroports parisiens. [Henrique Campos / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

L'intersyndicale des salariés de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle a appelé à la grève ce jeudi 18 juin dans les trois aéroports parisiens. Une contestation qui intervient pour protester contre ce qu'elle perçoit comme un durcissement de l'examen des habilitations de sécurité par la préfecture de police.

Un mécontentement grandissant. Ce jeudi 18 juin, les trois aéroports parisiens font face à une grève instiguée par l’intersyndicale des salariés de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Daniel Bertone, secrétaire général de la CGT ADP (Aéroports de Paris), avait indiqué à la fin du mois de mai les raisons de ce mouvement de grève. Depuis l’arrivée d'un nouveau préfet délégué à la sécurité des aéroports de Roissy-CDG, d'Orly et du Bourget à l'été 2024, «nous constatons un durcissement des règles d'attribution» des habilitations de sécurité du personnel, avait-il détaillé.

Ces habilitations sont obligatoires pour obtenir le badge permettant de travailler dans les zones réservées des aéroports, notamment sur les pistes. «Cela concerne par exemple les métiers liés au traitement des bagages ou à l'assistance en escale», a expliqué Daniel Bertone.

Des risques de licenciements

Par ailleurs, la perte ou le refus de cette habilitation peut conduire au licenciement du salarié concerné.

Selon un communiqué des sections locales de la CGT, de la CFDT, de l'Unsa et de Sud Aérien, pour une «simple amende», des affaires ayant abouti à un non-lieu ou «vieilles de plus de trente ans», un salarié peut «perdre son droit de travailler».

Daniel Bertone a regretté que la préfecture s'appuie sur le fichier de traitement d'antécédents judiciaires (TAJ), une base de données «pas accessible au commun des mortels».

Il affirme qu'un simple «relevé d'identité» lors d'un contrôle lié aux stupéfiants peut conduire à un fichage et par conséquent à un refus d'habilitation. «Quel rapport avec la sûreté des aéroports ?», s’est interrogé le syndicaliste, qui a dénoncé des règles «très discrétionnaires».

L’intersyndicale réclame notamment la création «d'une commission paritaire» chargée d'étudier les dossiers litigieux, ou la mise en place de «badges provisoires» dans l'attente d'une décision de justice définitive.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités