Paris : 10 expos à visiter à Noël avec ses enfants

Paris regorge d'activités pour les enfants pendant la trêve de Noël Paris regorge d'activités pour les enfants pendant la trêve de Noël[KENZO TRIBOUILLARD / AFP]

Cadeaux, bûches glacées, déjeuners familiaux interminables, les enfants ont bien besoin de s’aérer et de se nourrir aussi l’esprit durant les fêtes de fin d'année.

La période de Noël, ses jours courts et ses nuits longues, est ainsi peut-être la meilleure période pour emmener des enfants quelques peu surexcités dans les musées parisiens. Ces derniers l’ont bien compris, et proposent de nombreuses expositions et activités pour les bambins. Sélection.

Les yeux dans le ciel

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De fascinantes météorites sont projetées dans l'exposition «Météorites, entre ciel et terre» ©MNHN_JC Domenech

Qui a déjà vu des extraterrestres débarquer sur Terre ? A peu près tout le monde. Chaque année, plus de 20 000 tonnes de matière météoritique entrent dans l’atmosphère terrestre : principalement des poussières interplanétaires (à l’origine des étoiles filantes) qui ne dépassent pas le millimètre. L’infime partie détectable une fois entrée dans l’atmosphère, environ 5000 météorites supérieures au kilogramme, s’écrasent ainsi chaque année sur la Planète bleue.

L’exposition «Météorites, entre ciel et terre» plonge dans le mystère de ces roches venues de nulle part et propose aux familles (à partir de 7 ans) de partir en voyage à la découverte de ces objets. Ludique et interactive, l’exposition propose notamment au public de monter dans un «vaisseau spatial» permettant d’avoir une vue panoramique sur le système solaire. Des vitrines exposent plus de 50 kilos de météorites collectées lors d’une mission en plein désert chilien avec à l’appui, vidéo en gopro permettant de revivre l’émotion du chercheur. Pour les plus connectés, une appli permet de s’amuser à attraper des météorites virtuelles dans le Jardin des Plantes mais aussi dans Paris.

« Météorites, entre ciel et terre », Jardin des Plantes (5e)

Secrets de tournage

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Un enfant fait le funambule devant un fond vert permettant d'y incruster des images au sein de l'exposition «Effets spéciaux, cervez l'écran» © ArtFX

Un art largement séculaire. Si Georges Méliès - dont les premiers films datent des prémices du vingtième siècle - est l’un des pères des effets spéciaux, le cinéma a aujourd’hui bien plus d’une corde à son arc et redouble d’ingéniosité pour «tromper» le spectateur. L’exposition, conseillée à partir de huit ans, «Effets spéciaux, crevez l’écran» revient rapidement sur cette histoire mais se veut surtout une immersion dans le processus de création des trucages.

De l’écriture du scénario et du story board jusqu’à la sortie du film, tout est ici décortiqué. Le public peut s’essayer à certains effets spéciaux et revenir chez soi avec un petit film. Parmi les nombreuses techniques explicitées, le spectateur de s’essayer à la «motion capture», admirer quelques maquillages célèbres et comprendre comment les images sont retouchées en postproduction.

« Effets spéciaux, crevez l’écran », jusqu’au 19 août 2018 à la Cité des sciences & de l’industrie

Du moderne dans l’ancien

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Des spectateurs devant «The Sun» d'Ugo Rondinone dans les jardins du Château de Versailles © LUDOVIC MARIN / AFP

Versailles sous un nouveau jour. Pour sa dixième exposition d’art contemporain, le Château de Versailles a choisi de renouveler sa formule en invitant Le Palais de Tokyo à sélectionner un collectif d’artistes plutôt que de se concentrer, comme auparavant, sur une seule figure de l’art contemporain. Envie de changements ou volonté d’éviter certaines polémiques ? Tout le monde se souvient du choc coloré Jeff Koons en 2008 ou du «Dirty Corner» d’Anish Kapoor sauvagement vandalisé en 2015. Quoiqu’il en soit, seize artistes se partagent cette fois la vedette au gré d’un parcours dans les bosquets et les fontaines du château.

L’occasion pour les familles de (re)découvrir ces jardins en cette fin d’automne alors que les couleurs du parc sont mises en avant par les œuvres. A l’instar de l’artiste suisse Ugo Rondinone qui a créé un cercle en bronze doré évoquant l’astre solaire ou encore l’œuvre plastique très flashy d’Anita Molinaro installée dans le paisible bassin du miroir.

« Voyage d’Hiver », jusqu’au 7 janvier dans les jardins du Château de Versailles

Des cases à l’écran

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Les costumes des adaptations cinématographique d'Astérix et Obélix au sein de l'exposition «Goscinny et le cinéma» © DR

A l’occasion du quarantième anniversaire de la mort de René Goscinny, la prestigieuse Cinémathèque française se penche sur les rapports étroits de l’auteur de BD avec le cinéma. Le papa d’Astérix et de Lucky Luke a toujours rêvé de cinéma et s’il n’avait pas été fauché le 5 novembre 1977 lors d’un test d’effort chez son cardiologue, René Goscinny aurait certainement réussi à rendre réel son rêve le plus fou : devenir le Walt Disney français.

Du Petit Nicolas aux Douze travaux d’Astérix en passant par Lucky Luke, Goscinny a vite transformé ses héros en stars de cinéma. Les marmots peuvent ainsi admirer les costumes des personnages d’Astérix, voir et revoir des extraits de ses films hilarants et surtout mieux comprendre le processus de création d’un dessin animé.

« Goscinny et le cinéma », jusqu’au 4 mars, Cinémathèque française, Paris 12e

De New York à Paris

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Roy Lichenstein est l'un des plus célèbres artistes du Pop Art © Roy Lichtenstein, Drowning Girl (Fille qui se noie)

Le MoMA (Museum of Modern Art) s’accorde une balade depuis New York jusqu’à la Fondation Louis Vuitton. Dans le cadre de l’exposition « Être moderne : le MoMA à Paris », plus de deux cents œuvres s’invitent pour la première fois à Paris. Certaines, jamais encore exposées en France, sont des monuments dans l’histoire de l’art, comme le bronze de l’«Oiseau dans l’espace» de Brancusi, ou encore les créations de Marcel Duchamp, Calder, Picabia ou encore Hopper et Picasso.

Le musée a pensé aux plus petits et propose des parcours pour les 3-5 ans mené par un médiateur culturel qui fait vivre quelques aventures fantastiques aux enfants, au gré des œuvres. Des ateliers sont aussi proposés aux 6-12 ans où ils peuvent se rendre avec leurs parents pour découvrir la sérigraphie à l’instar d’un Andy Warhol et des artistes du Pop Art.

« Être moderne : le MoMA à Paris », jusqu’au 5 mars, Fondation Louis-Vuitton (Paris 16e). Ateliers sur réservation.

La mythologie vue depuis le XXe siècle

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Antoine Bourdelle, Héraklès archer, bronze, 1909 © Stéphane Piera / Musée Bourdelle / Roger- Viollet

L’exposition « Bourdelle et l’antique » réunit huit chefs d’œuvres du sculpteur mort il y a bientôt 90 ans, qui sauront plaire aux enfants souvent très amateurs de mythologie. Ainsi, ils pourront admirer Apollon au combat, un Héraklès archer ou encore Pénélope attendant Ulysse. L’exposition réunit aussi quelques 150 œuvres majeures (Bonnard, Brancusi, Cézanne, Maillol, Modigliani, Picasso, Matisse…) prêtées par les plus grands musées.

Cette visite est également l’occasion de se promener dans ce très joli musée qui fut aussi l’atelier du maître. Clou de la visite : les ateliers pour enfants proposés par le musée, véritable carton auprès des plus jeunes qui peuvent s’essayer à la technique du modelage et tenter de reproduire leur œuvre favorite.

« Bourdelle et l’antique », jusqu’au 4 février au musée Bourdelle.

L’habit ne fait pas le moine

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L'exposition «Nous et les autres» entend bien démonter les clichés sur les gens que l'on croise tous les jours  © MNHN, JC_Domenech

Une exposition nécessaire en ces temps de montée des extrêmes. Le musée de l’Homme propose une exposition temporaire assez maline grâce à son étonnant dispositif interactif et immersif afin de faire comprendre la mise en place des préjugés et comme on peut également être l’objet d’idées préconçues. Ainsi, au-delà des témoignages de gens victimes de discrimination, un dispositif interactif a été installé. Si l’exposition se veut ludique, elle réussit son pari et saura confirmer que l’habit ne fait souvent pas le moine. Des visites atelier pour les 6-8 ans et les 9-12 ans sont prévues à partir du 27 décembre. Sur réservation.

«Nous et les autres, des préjugés au racisme», jusqu’au 8 janvier 2018 au Musée de l’Homme, Paris 16e

Tournez manèges

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Un orgue Hooguy's dans le Musée des Arts Forains © Pavillons de Bercy

Le musée des arts forains, normalement visitable uniquement sur réservation, s’ouvre à tous du 26 décembre au dimanche 7 janvier grâce à son Festival du Merveilleux. Cette année, le thème des boîtes à musique a été choisi pour ce moment exceptionnel du musée. Au milieu des manèges anciens, ce sont des orgues chatoyants, une très rare harpe « Wurlitzer », des pianos et des banjos automatiques qui investissent les lieux associés à des techniques numériques contemporaines.

Une vingtaine d’artistes viendront se mêler à ces instruments depuis le musée jusque dans la petite rue privée cachée au cœur de Bercy en passant par le « Théâtre du Merveilleux » ou le « Magic Mirror », une authentique salle de bal itinérante des années 20. Ils se mêleront à l’ambiance des manèges, des jeux et des attractions d’époque conservés par le musée.

Festival du Merveilleux du 26 décembre 2017 jusqu’au 7 janvier 2018 au musée des arts forains, Paris 12e.

Un monde de petits makers à Pompidou

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Les enfants peuvent s'essayer à l'art et aux nouvelles technologie au sein des ateliers organisés par le Centre Pompidou © PIERRE VERDY / AFP

Comment intéresser les enfants à l’art contemporain ? Le Centre Pompidou propose de nombreux ateliers pour les plus jeunes (à partir de 2 ans) et notamment un espace conçu pour les 9-12 ans (ouvert depuis septembre 2016) où durant trois heures, un artiste invité va travailler avec les enfants à la réalisation d’une œuvre commune grâce à des conceptions individuelles. Matériaux de découpe laser, imprimante et scanner 3D, machine à coudre etc. sauront aider les jeunes gens dans la fabrication des œuvres.

L’occasion aussi pour les parents de filer, pendant ce temps-là, à la grande rétrospective César qui se tiendra du 13 décembre 2017 au 23 mars 2018 dans les murs du Centre.

«La Fabrique», tous les samedis et dimanches à 14h et du 25 décembre 2017 au 7 janvier 2018 à 14h, Centre Pompidou, Paris 4e.

Cochonneries à l'Aquarium de Paris

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Peppa Pig est capable de tout et même de sensibiliser les enfants à la préservation des écosystèmes marins © Peppa Pig, Aus Artwork Underwater Sub

Avis aux (très nombreux) fans de Peppa Pig et toute sa famille de cochons. L'Aquarium de Paris a eu une idée lumineuse pour faire venir en masse les bambins et les initier à l'univers marin. Spectacles, ateliers ludo-pédagogiques ou chasse aux trésors disputeront la vedette à une exposition inédite autour des écosystèmes marins et l'importance de protéger la mer. A partir de 2 ans, les enfants pourront participer à la création d'objets (estampillés Peppa Pig bien évidemment), tenter de retrouver Goldie le poisson rouge et gagner un «trésor» en échange. Si les allergiques aux produits dérivés doivent passer leur chemin, les autres risquent bien de faire passer un très bon moment à leurs progénitures.

«Peppa Pig à l'Aquarium de Paris», du 25 novembre 2017 au 5 mars 2018.

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