Les 5 expositions parisiennes à ne pas manquer cet automne

La salle du Sacre a été restaurée à l'occasion de l'exposition Louis-Philippe et Versailles. [©DR]

De l'impressionnisme à l'expressionisme, en passant par le cubisme, plusieurs expositions incontournables sont à découvrir dans la capitale. Voici notre sélection.

le cubisme au centre pompidou

Une esthétique révolutionnaire. Considéré comme l’un des mouvements fondateurs de l’histoire de l’art moderne, le Cubisme (1907-1917) est à l'honneur au centre Pompidou. Riche de 300 œuvres, l’exposition propose de redécouvrir ce mouvement au fil de ses plus grands représentants, de Paul Cézanne à Pablo Picasso, en passant par Georges Braque, Francis Picabia et Fernand Léger.

Dans un parcours chronologique éclairant ses concepts clés et ses outils, les visiteurs découvriront des chefs-d’œuvre, tels que le Portrait de Gertrude Stein et Daniel-Henry Kahnweiler de Picasso ainsi que des ensembles de peintures et de sculptures jamais réunies jusqu'alors.

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©Centre Pompidou

Le cubisme, jusqu’au 25 février, Centre Pompidou (4e).

Louis-philippe et versailles au château de Versailles

Un souverain inspiré. Pour la première fois, le château de Versailles consacre une exposition d’ampleur au roi Louis-Philippe (1773-1850) et à sa décision de transformer l’ancienne résidence royale en musée dédié « à toutes les gloires de la France ». À travers plus de 200 œuvres, l’exposition propose une véritable plongée dans le Versailles du XIXe siècle en insistant sur l’implication directe du roi dans ce projet, sur son goût pour l’histoire et sur sa volonté d’inscrire son règne dans les mémoires.

Dans les salles d’Afrique, on y découvrira des tableaux tels que Le roi Louis-Philippe et ses fils sortant par la grille d’honneur du château de Versailles et Louis-Philippe quitte le Palais-Royal pour l’Hôtel de Ville de Horace Vernet. Et dans le prolongement de l’exposition, les visiteurs pourront s'immerger dans les salles des Croisades, la salle des États-Généraux, ou encore la salle du Sacre, toutes deux restaurées pour l’occasion.  

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©DR

Louis -hilippe et Versailles, jusqu’au 3 février, Château de Versailles (78).

Les contes cruels de Paula Rego au musée de l'orangerie

Unique artiste femme du groupe de l’école de Londres, Paula Rego se distingue par une œuvre figurative et incise fortement reconnue au Portugal, son pays natal, et en Grande-Bretagne mais qui demeure méconnue en France. Le musée de l’Orangerie propose donc d’explorer son univers à la fois réaliste et fantastique à travers 70 peintures et dessins mis en regard avec des œuvres de Daumier, Goya, ou encore Degas.

Habités par des mannequins, poupées et animaux travestis, ses tableaux semblent issus des contes cruels dans lesquels l’artiste interroge avec ironie les piliers de la société bourgeoise que sont la famille, l’État et l’Église.

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© Collection privée / Bridgeman Images

Les contes cruels de Paula Rego, jusqu’au 14 janvier, musée de l’Orangerie (1er).

Renoir père et fils, peinture et cinéma au musée d'orsay

C’est un nom incontournable. L’un des réalisateurs les plus respectés de son temps, Jean Renoir, n’en est pas moins le fils de l’un des plus grands peintres français, Pierre-Auguste Renoir. Ainsi, le musée d’Orsay propose d’explorer la relation complexe qui unit ces deux artistes, tout en rendant compte de la richesse de leur carrière respective.

A travers des tableaux, extraits de films, photographies, costumes, dessins et documents, pour certains inédits, cette exposition pluridisciplinaire reviendra sur des thèmes et des géographies communs au père et au fils, comme la Seine, Montmartre, le midi ou encore le rôle du modèle féminin.

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©ADAGP, Paris 2017

Renoir Père et Fils. Peinture et cinéma, du 6 novembre 2018 au 27 janvier, musée d’Orsay.

Rodin, Dessiner, Découper au musée rodin

Si Rodin reste aux yeux du public un sculpteur, ses dessins sont, dit-il, « la clé de (s)on œuvre ». L’exposition Rodin, dessiner, découper, révèle au public près de 250 dessins dont 90 ont pour particularité le découpage et l’assemblage de figures.

Jouant de la mise en espace de ces corps, ce procédé révèle des silhouettes découpées audacieuses et un dynamisme d’une grande modernité. Cette exposition annonce un des modes d’expression novateurs du XXe siècle.

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©musée Rodin, ph. Jean de Calan

Rodin, dessiner, découper, du 6 novembre au 24 février, musée Rodin (7e).

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