Paris Games Week : les champions du jeu vidéo s'affrontent à l'ESWC

L'ESWC attire plus de 5 000 spectateurs à chaque session et plus de 2 millions d'internautes le regardent en direct sur le Web. L'ESWC attire plus de 5 000 spectateurs à chaque session et plus de 2 millions d'internautes le regardent en direct sur le Web.[© Oxent]

La Paris Games Week accueillera cette année encore l'ESWC. Le championnat du monde de jeu vidéo consacrera les meilleurs joueurs la semaine prochaine au Parc Expo de la Porte de Versailles.

Le rendez-vous est devenu un temps fort de la Paris Games Week. L’ESWC, la Coupe du monde de jeux vidéo, témoigne de l’engouement grandissant pour l’eSport et les cyberathlètes, dont les champions gagnent déjà plusieurs millions d’euros.

Cette 11e édition réunira, durant cinq jours, les 400 meilleurs gamers de la planète. Ils s’affronteront sur Call of Duty, Counter-Strike, Fifa… sur scène face à des milliers de spectateurs, et leurs exploits seront retransmis devant 2 millions d’internautes.

"Cette année, pour l’ESWC, nous visons à élargir le public de cette compétition, souligne Matthieu Dallon, fondateur de ce championnat et directeur général d'Oxent (qui organise l'événement). C'est le jeu Just Dance qui a été choisi et son concept permettra à la foule de bouger en rythme".

ESWC 2013 @ Paris Games Week par ESWC

 

Un sport à part entière aux JO ?

Il faut souligner que l'eSport gagne chaque année des milliers d'adeptes, postés devant leurs ordinateurs à regarder aussi passionnément un match de FIFA sur consoles que la finale de la Ligue 1. Ils sont plusieurs millions branchés sur les sites dédiés à ces retransmissions.

Un phénomène qui explose surtout en Asie (Corée du Sud en tête) mais aussi aux Etats-Unis. Des pays où les cyberathlètes sont déjà aussi bien payés que des stars de la télévision. Car aux gains des tournois qui s'élèvent à plusieurs centaines de milliers de dollars, voire à des millions, s'ajoutent des sponsors de plus en plus présents.

"L'audience se chiffre en millions de spectateurs et je reste convaincu que d'ici à dix ans il sera question d'inclure ces disciplines aux Jeux Olympiques", souligne Matthieu Dallon, qui, à 40 ans, fait parti des pionniers de l'eSport.

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© Oxent

Des jeux qui fédèrent une forte communauté de gamers

Pour l'heure, seule une poignée de jeux attirent les foules. Le critère principal pour qu'un jeu donne lieu à un tournoi de cet ampleur est la "densité de la communauté qu'il fédère", souligne Matthieu. Call of Duty mais aussi League Of Legends, Trackmania2, etc. ont ainsi succédé aux Doom, Quake et Unreal qui furent les titres phares et porteurs des débuts de l'eSport dans les années 1990.

Aux gamers qui rêvent de monter un jour sur le podium, sachez que les meilleurs ne sont pas là non plus par hasard. "S'il est difficile aujourd'hui d'avoir du recul sur leurs qualités, les cyberathlètes d'aujourd'hui ont en commun d'avoir des capacités cérébrales et une concentration très poussées", estime Matthieu Dallon. Sans compter un équipement pensé pour les hardcores gamers exigeants, avec des souris aux capteurs ultra sensibles (plus de 1 200 DPI), un bon écran (144 Hz) et un clavier optimisé pour les joueurs PC.

 

 

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