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Ail des ours : tout ce qu'il faut savoir pour ne pas le confondre avec le colchique, une plante mortelle

L'ail des ours pousse au printemps dans les mêmes sous-bois que le colchique, une plante toxique dont les feuilles peuvent porter à confusion. [© dina / AdobeStock]

Avec le printemps, l’Anses alerte sur les dangers de la cueillette de plantes sauvages et des risques d’intoxications. Comme c’est le cas avec le colchique, souvent confondu avec l’ail des ours.

Une erreur qui peut s’avérer mortelle. Avec le retour des beaux jours, nombreuses sont les personnes parcourant les champs et les forêts à la recherche de champignons ou de plantes sauvages comme de l’ail des ours. 

Cette plante savoureuse pousse au printemps dans les mêmes sous-bois que le colchique, dont les feuilles peuvent porter à confusion.

L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) et les Centres antipoison ont alors partagé un communiqué le 7 avril dernier pour alerter sur les risques d’intoxication, parfois mortelle.

Comment distinguer l’ail des ours du colchique ?

  • L'ail des ours

Idéale pour une sauce pesto, l’ail des ours est une plante sauvage comestible. Elle mesure généralement de 15 à 40 cm à maturité et présente une odeur caractéristique d’ail. 

Ses feuilles, ovales et pointues, sont plus ou moins brillantes et apparaissent de février à mars.

Entre avril et juin, l’ail des ours dévoile ses fleurs en forme d’étoile et ses bulbes allongés de couleur blanche. Le plus souvent, la plante pousse «en grands tapis dans les sous-bois frais, les fonds de vallons ombragés et humides ou le long des ruisseaux», décrit l’Anses. 

  • Le colchique

Contrairement à l’ail des ours, les fleurs du colchique n’apparaissent qu’en automne. Toutefois, seules les feuilles sont visibles au printemps. 

Elles sont plus rigides, sans tige, et le bulbe est rond est foncé. Concrètement, le colchique d’automne ressemble plutôt à l’ail des ours, mais différence importante à souligner, il ne sent pas l’ail, il est inodore.

© Infographie Anses

Particulièrement présent dans le Grand Est et en Auvergne Rhône-Alpes, les habitants de ces régions doivent redoubler de vigilance. «Toutes les parties de la plante sont toxiques», précise l’Anses.

Les symptômes d’une intoxication

Le colchique d’automne contient de la colchicine, une substance toxique qui peut entraîner une défaillance des organes ainsi qu’un choc toxique en quelques jours. En général, l’intoxication provoque des diarrhées et des vomissements persistants.

Parmi les cas de personnes intoxiquées, l’Anses précise qu’elles avaient «préparé les feuilles ramassées en sauce pesto pour la moitié d’entre elles. Elles les avaient consommées en salade, poêlée ou quiche pour l’autre moitié.» Dans les cas les plus extrêmes, l’intoxication peut être mortelle.

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