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Guide Michelin : L’Ambroisie, Le Suquet... Voici la liste complète des restaurants qui perdent des étoiles en 2026

Cette année, une seule maison passe de trois à deux étoiles : le restaurant parisien L'Ambroisie. [JOEL SAGET / AFP]

Le prestigieux guide Michelin dévoilera lundi 16 mars à Monaco son nouveau palmarès d’étoiles pour 2026. Mais avant les bonnes nouvelles, de mauvaises concernent les restaurants qui se voient rétrogadés. Cette année, ils sont 21. Voici la liste complète.

Source de tensions et de pression, l’attribution ou le retrait du prestigieux macaron par le guide Michelin fait trembler les restaurateurs chaque année. Si la liste des nouvelles étoiles décernées sera rendue publique lundi 16 mars lors d’une cérémonie à Monaco, pour l’instant, l’institution a publié la liste des restaurants qui perdent une étoile. Cette année, ils sont 21 à travers la France à être «punis».

Parmi les malheureux, le plus ancien triple étoilé de la capitale situé place des Vosges : L’Ambroisie. Il est le seul à passer de trois à deux étoiles pour 2026. La maison a accueilli un nouveau chef, Shintaro Awa, 40 ans, choisi pour succéder à Bernard Pacaud qui avait passé quatre décennies à la tête de cette institution, phare de la gastronomie française la plus classique.

«Il y a eu un passage de relais avec un chef qui prend ses marques et qui s'approprie une maison emblématique et mythique de la gastronomie française, qui souhaite incarner et porter l'héritage tout en apportant sa propre personnalité et sincérité», commente auprès de l'AFP Gwendal Poullennec, directeur international des Guides gastronomiques Michelin. Il poursuit : «On va laisser au chef la possibilité de le faire dans les prochaines années».

Ils perdent une étoile, mais en gardent une

Cette saison, trois restaurants passent de deux à une seule étoile. Il s’agit du Chabichou de Stéphane Buron en Savoie, du doublement étoilé depuis 55 ans le Relais de la Poste de Jean Coussau dans les Landes, et du Suquet de Sébastien Bras dans l’Aveyron.

Ce dernier chef, Sébastien Bras, entretient une histoire tourmentée avec le guide depuis qu'il a demandé et obtenu en 2018 de ne plus figurer dans cette bible de la gastronomie pour ne plus avoir à supporter la «trop grande pression» des inspections et «ne plus travailler avec un juge invisible».

Le restaurant était réapparu à la surprise générale dans l'édition 2019 avec deux macarons. Car le guide Michelin s’est défendu de son indépendance éditoriale : «les chefs ne peuvent ni solliciter ni refuser leur présence dans la sélection» avait rappelé Gwendal Poullennec.

D’une à zéro étoile…

Si pour certains, le déclassement n’enlève pas la prestigieuse appellation de «restaurant étoilé», pour d’autres, le coup est encore plus dur : ils passent de restaurants étoilés à «recommandés». 

Ils sont 17 dans ce cas de figure : L’Auberge de l'Abbaye du chef Ivan Lavaux dans l’Ain, Le Figuier de Saint-Esprit de Christian Morisset dans les Alpes-Maritimes, La Mirande de Michele Donvito dans le Vaucluse, La Coopérative de Dennys Teixeira dans les Pyrénées-Orientales, La Mère Germaine de Julien Thomasson dans le Vaucluse.

S'ajoutent à cette liste : Le P'tit Polyte de Thomas Braghi en Isère, L'Hysope de Nicolas Durif en Charente-Maritime, Le Pont de l'Ouysse de Stéphane Chambon dans le Lot, La Table de Gaëtan Citerne dans le Nord, Les Terrasses de Lyon de John Leon dans le Rhône, l’Auberge de la Tour de Renaud Darmanin dans le Cantal, Le Village Tomohiro de Tomohiro Uido dans les Yvelines, Le Lièvre Gourmand de Tristan Robreau dans le Loiret, Helen de Sébastien Carmona-Porto à Paris, Ô Saveurs de David Biasibetti en Haute-Garonne, Au 14 Février de Takuya Kakehashi dans l’Indre et l’Auberge Au Bœuf de Yannick Germain dans le Bas-Rhin.

Une grande partie des déclassements sont des changements de concept, de chef ou des fermetures.

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