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Calvitie : cette racine utilisée depuis 1.000 ans intrigue les scientifiques… Et pourrait tout changer

13% des Français déclarent être atteints de calvitie. [©Adobe Stock]

Selon une nouvelle étude scientifique, une plante ancestrale pourrait bien freiner la chute de cheveux. Une bonne nouvelle pour tous les angoissés de la crinière ?

Un crâne heureux ne tient qu'à un cheveu, ou plutôt à une racine. Une récente étude a mis en lumière les bénéfices d'une racine utilisée depuis plus d'un millénaire en médecine chinoise dans le cadre du traitement de l'alopécie androgénétique, forme la plus courante de perte de cheveux, et touchant des millions d'hommes et de femmes à travers le monde. 

Souvent appelée «calvitie» et touchant environ 13% des Français, elle se développe généralement de manière progressive, à mesure que les follicules pileux rétrécissent avec le temps. Lorsque ces derniers diminuent en taille, ils produisent des cheveux plus fins et plus courts, jusqu'à ce que la pousse ralentisse considérablement, voire s'arrête. 

Des traitements existants sur liste noire

Si les traitements actuels, notamment le finastéride et le minoxidil, peuvent aider certaines personnes atteintes d'alopécie androgénétique, ils ne conviennent néanmoins pas à tout le monde. Le finastéride agit en ciblant les hormones impliquées dans le rétrécissement des follicules, tandis que le minoxidil est couramment utilisé sur le cuir chevelu pour stimuler la croissance. 

Cependant, certains patients s'inquiètent des nombreux effets indésirables de tels traitements, à l'instar du risque suicidaire et des troubles de la libido liés à la prise de finastéride ou à l'irritation du cuir chevelu associée au minoxidil. C'est pourquoi de nombreuses personnes continuent de rechercher des options qui leur semblent plus sûres, plus naturelles ou plus complètes.

Quand une racine ancestrale rencontre la science moderne

Une nouvelle étude scientifique suggère que le Polygonum multiflorum, une racine utilisée depuis longtemps en médecine traditionnelle chinoise, mérite qu'on s'y intéresse sérieusement en tant que traitement potentiel de l'alopécie androgénétique. Cette plante est utilisée depuis plus d'un millénaire et est traditionnellement associée à des vertus «noircissantes pour les cheveux et nourrissantes pour le cuir chevelu».

Ce qui rend cette étude particulièrement intéressante, c'est que la plante ne semble pas agir par le biais d'une seule voie biologique. Au contraire, les chercheurs rapportent que le Polygonum multiflorum pourrait influencer simultanément plusieurs processus impliqués dans la chute et la repousse des cheveux.

Dans l'alopécie androgénétique, une hormone appelée dihydrotestostérone joue un rôle majeur. Elle peut progressivement rétrécir les follicules pileux, rendant plus difficile la production de cheveux forts et sains. Selon cette étude, le Polygonum multiflorum pourrait aider à réduire l'impact de cette hormone, protégeant ainsi les follicules contre l'un des principaux facteurs de la calvitie masculine.

Une approche multidimensionnelle pour la repousse des cheveux

Cette étude décrit également plusieurs autres bienfaits potentiels. Le Polygonum multiflorum pourrait contribuer à empêcher la mort prématurée des cellules folliculaires, essentielles à la bonne santé des follicules pileux, qui dépendent de cellules actives et vivantes pour maintenir le cycle de croissance capillaire. Il pourrait également activer des signaux biologiques clés impliqués dans la régénération des cheveux.

Ces voies sont importantes car elles contribuent à réguler la croissance, la communication et la réparation tissulaire des cellules. Dans les follicules pileux, elles sont étroitement liées au passage de la phase de repos à la phase de croissance active. Lorsque ces signaux sont plus forts, les follicules sont plus susceptibles de revenir à un état de croissance.

Cette plante pourrait également améliorer la circulation sanguine au niveau du cuir chevelu, et donc à apporter davantage d'oxygène et des nutriments aux follicules, favorisant ainsi l'environnement nécessaire à une croissance capillaire plus saine. C'est l'une des raisons pour lesquelles les chercheurs considèrent que le Polygonum multiflorum pourrait avoir un champ d'action plus large que les traitements conventionnels qui se concentrent sur une seule cible.

«Notre analyse fait le pont entre la sagesse ancestrale et la science moderne», a déclaré Han Bixian, premier auteur d'une revue sur le sujet récemment publiée dans le Journal of Holistic Integrative Pharmacy. «Ce qui nous a surpris, c'est la cohérence avec laquelle les textes historiques – à partir de la dynastie Tang – décrivaient des effets qui correspondent parfaitement à la compréhension actuelle de la biologie capillaire. Des études modernes confirment désormais qu'il ne s'agit pas de folklore, mais bien de pharmacologie», a conclu le scientifique.

Bien que ces résultats soient prometteurs, les chercheurs soulignent qu’il faut encore disposer de données cliniques plus solides. Les résultats actuels s’appuient en grande partie sur des études en laboratoire, des archives historiques et des observations cliniques limitées. Il serait nécessaire de mener des essais cliniques à grande échelle chez l’homme afin de confirmer l’efficacité du Polygonum multiflorum dans le traitement de l’alopécie androgénétique et d’évaluer son innocuité avant de le voir arriver sur le marché. 

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