Pologne : hommage aux Roms victimes du génocide commis par les nazis

Hommage aux Roms victimes du génocide commis par l'Allemagne nazie sur les lieux de l'ancien camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau, à Oswiecim en Pologne, le 2 août 2014 [Bartosz Siedlik / AFP] Hommage aux Roms victimes du génocide commis par l'Allemagne nazie sur les lieux de l'ancien camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau, à Oswiecim en Pologne, le 2 août 2014 [Bartosz Siedlik / AFP]

Plus d'un millier de personnes, en particulier des jeunes Roms venus de 25 pays d'Europe, ont rendu hommage samedi aux Roms victimes de génocide à l'occasion du 70e anniversaire de la liquidation du "Zigeunerlager" à Auschwitz-Birkenau.

Ce jour est une date symbolique pour les Roms: durant la nuit du 2 au 3 août 1944, trois mille Roms, dont de nombreux enfants, ont été conduits aux chambres à gaz au camp nazi d'Auschwitz-Birkenau, installé par l'Allemagne nazie dans le sud de la Pologne.

"Nous nous unissons ici dans la douleur, dans la mémoire des victimes. Ici, nous nous consolidons en tant que peuple. Non seulement par rapport à notre passé mais aussi à notre avenir", a déclaré devant le mémorial aux victimes Roms d'Auschwitz le chef de l'Association des Roms en Pologne, Roman Kwiatkowski.

Un message du président polonais Bronislaw Komorowski a été lu à l'occasion de cette Journée internationale du souvenir de l'Holocauste des Roms.

"C'est un génocide oublié par les Européens et cela devrait changer", a déclaré à l'AFP Thomas Schobesberger, 23 ans, Autrichien.

Après les juifs dont près d'un million ont été exterminé à Auschwitz, et les Polonais dont 80.000 y périrent, les Roms ont été le troisième groupe de déportés dans ce camp de la mort. Au total, quelque 21.000 déportés Roms, originaires de 14 pays d’Europe, y périrent. Selon les historiens, 220.000 à 500.000 Roms ont été assassinés par le régime nazi, une tragédie que les communautés roms appellent Samudaripen ou Pharrajimo.

L'Union européenne estime qu'il y a actuellement 10 à 12 millions de Roms, Tsiganes ou Gitans, ce qui fait d'eux la plus grande minorité ethnique en Europe, victime dans de nombreux pays de discriminations, d'une extrême pauvreté, et d'un accès inégal aux soins ou à l'éducation.

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