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Ebola : qu'est-ce que le ZMapp ?

Le virus Ebola au microscope. [Cynthia Goldsmith / CDC/AFP/Archives]

Kent Brantly et Nancy Writebol, les médecins américains infectés par le virus Ebola au Liberia, ont accepté jeudi dernier d'utiliser le ZMapp, un sérum expérimental qui n'avait été testé jusque-là que sur des macaques. Tous les deux sont aujourd'hui sur la voie de guérison.

 

Il y a une dizaine de jours, Kent Brantly, 33 ans et son assistante, Nancy Writebol, 60 ans, qui travaillaient pour l'association caritative chrétienne Samaritan's Purse, ont contracté le virus Ebola alors qu'ils se trouvaient au Liberia pour aider la population civile à combattre l'épidémie de fièvre mortelle.

Aucun traitement ni vaccin n'existant pour lutter contre le virus hémorragique, les deux Américains ont accepté de recevoir le ZMapp, un traitement expérimental mis au point par la société biotechnologie Mapp Biopharmaceutical basée en Californie et qui est le "fruit d'un programme financé par le gouvernement et l'armée américaine en collaboration avec les autorités sanitaires canadiennes", comme le rappelle Le Monde.

 

Un mélange de trois anticorps et d'extrait de tabac

Le sérum, qui n'avait été testé jusque-là que sur des macaques, est le mélange de trois anticorps monoclonal "humanisé" permettant d'éviter la pénétration du virus Ebola dans les cellules malades et d'un principe actif élaboré à partir d'un extrait de tabac, "une plante qui doit naturellement se défendre contre diverses infections virales", comme le rapporte Slate.

Trois fioles ont ainsi été envoyées jeudi dernier par avion au Liberia. Kent Brantly a reçu en premier le traitement par intraveineuse. Son état de santé s'est considérablement amélioré en l'espace seulement d'une heure. De son côté, Nancy Writebol a dû recevoir deux doses successives pour voir son état se stabiliser.

 

Traitement incertain

Malgré des résultats prometteurs, les médecins s'accordent à dire qu'il est difficile à l'heure actuelle de faire des conclusions sur l'efficacité du traitement. Le sérum a "une certaine efficacité mais seulement chez deux patients", comme le rappelle le docteur Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAD), cité par France Info.

Des essais cliniques doivent être opérer sur un plus grand nombre de patients. Or, vu la complexité de la fabrication du sérum, il faudra attendre plusieurs mois avant qu'un plus grand nombre de malades puissent en bénéficier. Enfin, les éventuels effets indésirables sur le long terme ne sont pas connus. 

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