Irak : Maliki s'en prend à Washington

IL'ex-Premier ministre Nouri al-Maliki montre son doigt taché d'encre après avoir voté aux élections parlementaires à Bagdad, le 30 avril 2014 [Ali al-Saadi / AFP/Archives] IL'ex-Premier ministre Nouri al-Maliki montre son doigt taché d'encre après avoir voté aux élections parlementaires à Bagdad, le 30 avril 2014 [Ali al-Saadi / AFP/Archives]

Le Premier ministre sortant irakien Nouri al-Maliki, qui briguait un 3e mandat, a jugé que la nomination lundi de son successeur constituait une violation de la Constitution, menée avec le soutien des Etats-Unis.

 

"Nous rejetons cette violation de la Constitution", a affirmé M. Maliki en faisant référence à la nomination de Haïdar al-Abadi, un membre de son parti, comme nouveau chef du gouvernement.

Washington "s'est tenu aux côtés de ceux qui ont violé la Constitution", a-t-il ajouté dans un enregistrement diffusé à la télévision.

Les Etats-Unis ont félicité M. Abadi et le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait dit "espérer que M. Maliki ne causera pas de problèmes".

M. Abadi a été choisi par l'Alliance nationale, le bloc parlementaire chiite, comme son candidat au poste de Premier ministre. Membre du parti Dawa de M. Maliki, Haïdar al-Abadi, né en 1952 et titulaire d'un doctorat de l'université de Manchester au Royaume Uni, est considéré comme un proche du chef du gouvernement sortant.

 

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