Centrafrique: 25 morts dans l'effondrement d'une mine d'or

Des femmes travaillent dans une mine d'or de Centrafrique, le 5 mai 2014 à Gaga [Issouf Sanogo / AFP/Archives] Des femmes travaillent dans une mine d'or de Centrafrique, le 5 mai 2014 à Gaga [Issouf Sanogo / AFP/Archives]

Au moins vingt-cinq personnes sont mortes dans l'effondrement d'une mine d'or dans la région de Bambari, dans le centre de la Centrafrique, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

"En tout 27 personnes ont été ensevelies dans l'effondrement de la mine d'or. Vingt-cinq corps ont été retrouvés et inhumés. Mais deux n'ont pu être retrouvés", a indiqué une source de la gendarmerie de Bambari.

L'incident a eu lieu jeudi dans la localité de Ndassima, dans une mine contrôlée par des éléments de l'ex-coalition rebelle Séléka et exploitée illégalement.

"C'est vrai que nos éléments contrôlent Ndassima. Mais je ne peux pas affirmer que (les victimes) appartiennent ou sont proches des ex-Séléka", a affirmé une source proche de l'ex-coalition rebelle.

"Les consignes ne sont pas respectées sur le site. Il est interdit aux personnes de s'aventurer la nuit dans le gisement, mais c'est le moment qu'elles choisissent pour aller exploiter la mine. Malheureusement, il y a de fréquents incidents", a expliqué cette source.

En 2013, un effondrement dans la même mine d'or de Ndassima avait fait un nombre équivalent de victimes, amenant le président d'alors, le chef rebelle Michel Djotodia, à décréter un deuil national.

L'exploitation de la mine d'or de Ndassima, propriété de la société sud africaine Axmin, a été arrêtée en 2011 devant la multiplication des attaques d'hommes armés faisant accroître l'insécurité dans la zone.

Plusieurs milliers de personnes, s'y sont installées et pratiquent l'exploitation artisanale. Les autorités locales ont promis une fermeture temporaire de la mine en prévision de la saison des pluies pour prévenir tout danger ou nouvel incident.

Vous aimerez aussi

Russie Les journalistes tués en Centrafrique cibles d'une embuscade, selon l'organisation de l'opposant Khodorkovski
Centrafrique [AFP   / AFP]
Liberté de la presse Journalistes assassinés en Centrafrique : RSF réclame une enquête «sérieuse et approfondie»
Le chef de groupe armé Nimery Matar Jamous, alias Force, à Bangui le 9 avril 2018 [FLORENT VERGNES / AFP]
Centrafrique Au moins 16 morts lors de violences à Bangui

Ailleurs sur le web

Derniers articles