Idlib : une nouvelle bataille cruciale en Syrie

Le 14 octobre, une explosion qui touchait un poste militaire du régime de Bachar al Assad, dans le sud de la ville de Maarat al-Numan, dans cette même région d'Idlib. [GHAITH OMRAN / AL-MAARRA TODAY / AFP]

Le Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaïda en Syrie, et des brigades rebelles ont lancé lundi à l'aube une vaste offensive contre la ville d'Idleb, l'un des derniers bastions du régime dans le nord-ouest du pays, rapporte une ONG.

 

Cette ville, qui comptait près de 165.000 habitants avant la guerre, est totalement sous le contrôle du régime de Bachar al-Assad. La province éponyme est en revanche un des principaux fiefs de la rébellion qui veut le renverser depuis plus de trois ans.

 

"Depuis l'aube, de violents combats se déroulent entre les troupes du régime soutenus par la Défense nationale (milice pro-régime) et des combattants d'Al-Nosra et des brigades rebelles islamistes près de barrages militaires tout autour d'Idleb", indique l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les rebelles ont tenté dans le passé de prendre la ville, mais c'est la première fois que l'attaque est menée de tous les côtés, a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'ONG qui dispose d'un large réseau d'informateurs à travers la Syrie.

 

"Cellules dormantes"

En outre, "des cellules dormantes" rebelles à l'intérieur de la ville ont attaqué des positions de l'armée, un fait très rare, selon M. Abdel Rahmane.

Au moins cinq combattants rebelles et d'Al-Nosra ont été tués, d'après l'ONG qui n'était pas en mesure de donner un bilan pour les pertes du régime.

En un an, les rebelles et Al-Nosra ont perdu de nombreux bastions face à l'armée appuyée par le puissant Hezbollah libanais, notamment dans les provinces de Homs (centre) et de Damas.

Ils tentent désormais de défendre à tout prix leurs fiefs notamment dans la province septentrionale d'Alep, où le régime menace d'assiéger les secteurs rebelles de cette ville.

Mais dans la province d'Idleb, les rebelles et Al-Nosra reçoivent de grandes quantités d'armes à partir de la Turquie frontalière, leur permettant une plus grande marge de manoeuvre face à l'armée.

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