Ministre de l’Agriculture et fiché à Interpol

On peut être fiché à Interpol et être pour autant nommé ministre de l’Agriculture de son pays d’origine. L’Afghan Mohammad Yaqub Haidari en est la preuve vivante.[Capture d'écran / Interpol]

On peut être fiché à Interpol et être ministre de l’Agriculture de son pays d’origine. L’Afghan Mohammad Yaqub Haidari en est la preuve vivante.

 

C’est un couac dont se serait passé volontiers Ashraf Ghani, déclaré vainqueur de la présidentielle afghane le 21 septembre dernier. L’annonce, le lundi 12 janvier à Kaboul, des 25 ministres chargés de former un gouvernement d’unité nationale en Afghanistan, a viré au fiasco.

Et pour cause,  dans la liste rendue publique par Abdul Salam Rahimi, secrétaire général d’Ashraf Ghani, s’est glissé le nom de Mohammad Yaqub Haidari, chargé de diriger le ministère de l’Agriculture afghan.

Or, celui-ci est actuellement recherché par la justice estonienne pour "évasion fiscale de grande ampleur et fraude". Une infraction manifeste qui lui vaut d’être bien connu des services d’Interpol. En atteste, sa fiche de recherche publiée sur le site de l’organisation internationale.

 

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Ces révélations ont plongé dans l’embarras l’Afghanistan. Interrogé par l'AFP, le porte-parole de la présidence afghane, Nazifullah Salarzai, a promis que "si ces accusations étaient établies", Mohammad Yaqub Haidari serait "retiré de la liste des nominés du cabinet".

 

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