Au moins 142 morts dans les attentats au Yémen

Le groupe EI a revendiqué les attentats meurtriers contre des mosquées au Yémen.[MOHAMMED HUWAIS / AFP]

Au moins 142 personnes ont été tuées et 351 autres ont été blessées vendredi à Sanaa dans un triple attentat suicide contre deux mosquées fréquentées par des Houthis, la milice chiite qui s'est emparée du pouvoir dans la capitale yéménite.

 

Il s'agit de l'un des attentats les plus sanglants à frapper la capitale du Yémen, pays déstabilisé par une grave crise interminable attisée par les Houthis et les jihadistes sunnites d'Al-Qaïda, deux groupes hostiles au pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

En fin de matinée, une première bombe a explosé à la mosquée Badr, dans le sud de Sanaa, suivie d'une autre à l'entrée de ce même lieu de culte au moment où les fidèles prenaient la fuite, selon des témoins.

Le troisième attentat a visé une mosquée du nord de la capitale. Les Houthis prient dans ces mosquées. La télévision Al-Massira, contrôlée par les Houthis, a affirmé que les hôpitaux de la capitale réclamaient en urgence des dons de sang. Sur les lieux, des corps déchiquetés et ensanglantés étaient transportés sur des brancards. Des traces de sangs étaient visibles sur le sol jonché de débris

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué les attentats selon un communiqué publié sur internet et signé d'une branche de l'EI au Yémen.

 

Une guerre sans merci

Les attaques sont les plus sanglantes depuis la prise du pouvoir de Sanaa par les Houthis début février. Le dernier attentat particulièrement sanglant dans la capitale remonte au 7 janvier (40 morts) et avait visé l'académie de police de Sanaa.

Depuis l'insurrection populaire de 2011, dans le sillage du Printemps arabe, qui a poussé au départ le président Ali Abdallah Saleh, le pouvoir central a été marginalisé par les Houthis et Aqpa qui ont accru leur influence, tout en se livrant une guerre sans merci.

 

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