Des Syriens mangent des chats et de l'herbe pour ne pas mourir de faim

De nombreux enfants de Madaya sont sous-alimentés.[capture d'écran Twitter]

Des organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme sur les conditions de vie dans la ville de Madaya, à l’ouest de Damas, où au moins 23 personnes sont mortes de faim depuis le 1er décembre.

La ville n’est plus ravitaillée en nourriture depuis le mois d’octobre, obligeant les habitants à se nourrir de chats et d’herbe. Désespérée, la population poste sur Internet des photos montrant des personnes squelettiques, y compris des enfants.

La ville est devenue «une prison à ciel ouvert», explique Brice de le Vingne, directeurs des opérations de Médecins sans frontières. Les personnes essayant de s’enfuir sont blessées ou tuées par balles ou par des mines disposées autour de la ville.

Ravitaillement autorisé

42 000 personnes sont coincées dans Madaya, selon les Nations Unies. La ville est un bastion de l’opposition assiégée par les forces pro-gouvernementales et le Hezbollah depuis juillet. Malgré un cessez-le-feu censé permettre l’approvisionnement de la ville en nourriture, seule une livraison a pu être effectuée le 18 octobre dernier.

Devant l'émotion suscitée par cette situation, le président syrien a décidé d'autoriser le ravitaillement de Madaya. Le siège reste toujours d'actualité tant que les rebelles retranchées dans cette ville n'auront pas déposé les armes.

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