Présidentielle américaine : les pires déclarations de Donald Trump

Le candidat républicain Donald Trump le 27 juillet 2016 à Scranton, en Pennsylvanie. Le candidat républicain Donald Trump le 27 juillet 2016 à Scranton, en Pennsylvanie.[JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP ]

Depuis son entrée en campagne, Donald Trump a multiplié les déclarations chocs. 

Provocations délibérées ou vrais dérapages, les petites phrases assassines du candidat républicain à la Maison Blanche alimentent quotidiennement les médias du monde entier. Et pendant que certains électeurs se demandent s'ils doivent en rire ou en pleurer, d'autres se laissent séduire par ce discours offensif.

Sur les Clinton

La rivale de Donald Trump, Hillary Clinton, est naturellement sa cible préférée. Visiblement peu enclin à critiquer son programme sur le fond, il se focalise sur des attaques personnelles contre elle et sa famille.  «Elle est mariée à un homme qui a été le pire agresseur de femmes dans l'histoire de la politique. Elle est mariée à un homme qui a fait souffrir beaucoup de femmes», a-t-il ainsi déclaré en mai.

Une remarque hors sujet qui fait écho à son tweet d'avril 2015, dans lequel il demandait carrément : «Comment peut-elle satisfaire son pays si elle ne satisfait pas son mari ? ». 

Sur l'islam

Dès le début des primaires, Donald Trump a annoncé la couleur en promettant d'interdire l'accès du territoire américain aux musulmans. Quant à ceux qui résident déjà aux États-Unis, il a préconisé en novembre dernier de les inscrire sur des registres. 

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Pourquoi tant de haine ? C'est très simple, a-t-il expliqué en décembre, en Caroline du Sud : «Ces gens croient au jihad. Ils ne veulent pas de notre système. Nous devons être ferme, intelligents et vigilants, et nous devons nous intéresser aux mosquées.» 

Sur l'Europe

À en croire Donald Trump, l'Europe est globalement une zone de non droit livrée en pâture au jihad global. «La France et l'Allemagne sont infectées par le terrorisme. Et vous savez quoi ? C’est leur faute. Parce qu’ils ont laissé des personnes entrer sur leur territoire», a-t-il ainsi déclaré dimanche 24 juillet.

Lors des attentats du 13 novembre en France, celui qui n'était encore que candidat à la primaire républicaine affirmait déjà : «Il y a des zones dans Paris qui ont été radicalisées et où la police refuse d'entrer. J'ai des amis à Paris. Ils veulent partir, ils sont pétrifiés». 

Il avait profité de l'occasion pour renouveler son adhésion convaincue à la liberté de détenir des armes : «Regardez Paris, avec les lois sur le port d'armes les plus restrictives du monde, personne n'avait d'armes sauf les méchants. On peut dire ce qu'on veut, s'ils avaient eu des armes, si nos gens étaient armés, s'ils avaient le droit de porter des armes, la situation aurait été très, très différente».

Le candidat républicain a tenu un discours similaire au mois de mars, après les attentats de Bruxelles. «La Belgique n'est plus la Belgique (...) La Belgique est devenue un film d'horreur. Des choses horribles se produisent. Les gens partent, ont peur. Et tout cela franchement parce que les gens ne s'intègrent pas», a-t-il ainsi déclaré sur NBC. 

Sur les Hispaniques

Le refus de l'immigration est l'un des principaux axes de campagne de Donald Trump. Les Mexicains sont donc des cibles récurrentes du candidat. «Lorsque le Mexique envoie ses gens, ils n'envoient pas leurs meilleurs éléments. Ils n'envoient pas des gens comme vous. Ils envoient des gens qui ont beaucoup de problèmes. Ils apportent de la drogue, ils apportent de la délinquance, ce sont des violeurs. Et certains, je suppose, sont des gens bien», déclarait-il l'été dernier à New York. 

Soucieux de ne pas s'attirer la haine de tous les latinos, il a toutefois récemment souligner «aimer les hispaniques», avec en gage de sincérité une photo de lui mangeant un taco.  

Sur Vladimir Poutine

Donald Trump, qui ne cache pas sa circonspection vis-à-vis de l'OTAN, se montre particulièrement élogieux à l'égard du président russe Vladimir Poutine. «Il conduit son pays, au moins c’est un dirigeant, contrairement à ce que nous avons dans notre pays», a-t-il notamment déclaré.

A lire aussi : Quand Donald Trump incite la Russie à publier les mails d'Hillary Clinton

Plus récemment, il a réaffirmé sa volonté de travailler plus étroitement avec lui s'il accédait au pouvoir. «Je ne pense pas que Poutine ait le moindre respect pour Clinton (...). Je pense qu'il respectera votre président si je suis élu. J'espère qu'il m'aimera».

 

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