Le Gabon dans l'impasse

Le pays est touché par des émeutes depuis plusieurs jours. [© MARCO LONGARI / AFP]

L'opposition conteste depuis la semaine dernière la victoire du président sortant Ali Bongo à la présidentielle.

Un pays dans le flou. La situation était toujours très confuse ce dimanche au Gabon, quatre jours après l’annonce de la réélection du président sortant, Ali Bongo, face à Jean Ping. Ce week-end, les émeutes provoquées par le résultat du scrutin ont causé la mort d’un policier et d’un civil, portant à sept la liste des personnes décédées depuis mercredi soir, selon un dernier décompte.

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Samedi, Jean-Pierre Akumbu M’Oluna, le bâtonnier de l’ordre des avocats du Gabon, a par ailleurs affirmé que les 800 personnes arrêtées à Libreville étaient emprisonnées dans des «conditions dégradantes et insupportables». Si bien que l’archevêque de la capitale a conjuré le président sortant et l’opposition de «se ressaisir pour une sortie imminente de crise».

Jean Ping, annoncé perdant, a ainsi appelé à un «comptage des voix, bureau de vote par bureau de vote». Une vérification également réclamée à la fois par l’Union européenne et par la France. Mais Ali Bongo, proclamé élu mercredi par la commission électorale (Cénap), garde le silence depuis plusieurs jours, et refuse le recompte des voix.

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