Donald Trump nomme un ami des pétroliers à l'environnement

Le républicain Scott Pruitt à Trump Tower à New York, le 28 novembre 2016 [Eduardo Munoz Alvarez / AFP/Archives] Le républicain Scott Pruitt à Trump Tower à New York, le 28 novembre 2016 [Eduardo Munoz Alvarez / AFP/Archives]

Donald Trump a nommé jeudi à la tête de l'Agence de protection de l'environnement un fervent défenseur du secteur des énergies fossiles désireux de casser les réglementations sur les émissions polluantes, au risque d'anéantir des années d'efforts contre le réchauffement climatique.

Le nouveau chef de l'EPA, Scott Pruitt, un républicain de 48 ans, a passé l'essentiel de sa carrière comme ministre de la Justice de l'Oklahoma (sud) à se battre contre l'agence à la tête de laquelle il a été nommé. Il a mené une bataille judiciaire contre la règlementation de l'EPA visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques au charbon, en étroite liaison avec le secteur.

"Depuis trop longtemps et de manière incontrôlée, l'EPA a dépensé l'argent du contribuable pour un programme anti-énergétique qui a détruit des millions d'emplois et nui aussi à nos formidables agriculteurs et beaucoup d'autres entreprises un peu partout", a fait valoir M. Trump en nommant M. Pruitt.

M. Trump a promis durant sa campagne de défaire les lois et réglementations pour la protection de l'environnement et la lutte contre le réchauffement climatique, accusant M. Obama d'avoir déclaré la guerre au charbon, un sujet électoral sensible dans plusieurs Etats.

'Esprit ouvert'

Il avait même indiqué son intention de retirer les Etats-Unis, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine, de l'accord de Paris sur le climat signé fin 2015 par 192 pays.Or la position du deuxième plus gros pollueur de la planète est cruciale pour que l'accord puisse porter ses fruits.

M. Trump a toutefois semblé modérer sa position après son élection, disant au New York Times qu'il "gardait un esprit ouvert" sur le sujet, et reconnaissait "un lien entre les activités humaines et le changement climatique". En campagne, le milliardaire avait qualifié le changement climatique de "canular" inventé par les Chinois, bien que le phénomène soit désormais avéré scientifiquement. M. Trump avait longuement reçu lundi à New York l'ancien vice-président Al Gore, célèbre apôtre de la lutte contre le réchauffement climatique. Une conversation "intéressante" et "appelée à se poursuivre", a dit Al Gore après son entrevue avec M. Trump.

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