Trump autorise la chasse à l'ours en Alaska, les critiques pleuvent

L'Etat de l'Alaska a majoritairement voté pour Donald Trump lors de l'élection présidentielle.[AFP]

Le 10 avril, Donald Trump a autorisé la chasse de plusieurs animaux dans des réserves protégées de l'Alaska, une décision fortement critiquée.

Les organisations pour la protection des animaux ont commencé à publier, tour à tour, des communiqués attaquant la décision de Donald Trump, et rappelant que certaines des espèces autorisées à la chasse, comme l'ours polaire, sont en voie de disparition.

La française Brigitte Bardot, engagée dans la cause de la protection animale, a publié sur twitter une lettre très agressive adressée à Donald Trump : «Vous autorisez les tirs depuis des hélicoptères, les chasseurs pourront achever les ours hibernant, y compris dans les réserves protégées.... Quelle lâcheté, quelle honte !» L'actrice conclut même son message en qualifiant l'action de Donald Trump de «crime de l'humanité contre la nature».

Dans un communiqué publié sur son site, l'IFAW (Fonds International pour le bien-être des animaux), qualifie les modes de chasse pratiqués en Alaska de «dispositifs barbares comme les pièges à mâchoires, qui peuvent laisser des animaux souffrir et agoniser pendant des jours ou des collets qui étranglent lentement les animaux piégés». Dans un écosystème déjà fragilisé, l'IFAW prévient : «les espèces carnivores endémiques jouent un rôle essentiel dans le maintien de l'équilibre écologique ; les éliminer aura de graves conséquences.»

L'Alaska, un Etat conservateur

La section Alaska de The humane society of the united states, l'une des plus importantes organisations de protection animale au monde, a elle aussi réagit à cette annonce avec une vidéo. L'organisation y soutient que si la chasse est bien une tradition de l'Etat nordique, «elle n'a pas à être cruelle». La description de la vidéo rappelle cependant qu'une majorité des Alaskins sont d'accord avec cette loi. L'Etat conservateur a en effet accordé trois grands électeurs à Donald Trump en novembre dernier, et aucun à Hillary Clinton.

Plusieurs pétitions citoyennes ont été lancées, notamment sur la plateforme Change.org, qui réunit, au moment de la rédaction de cet article, plus de 167.000 signatures. Elle sera adressée à l'UNEP (Organisation pour l'Environnement des Nations Unies), mais également au Sénat américain. Le site MesOpinions.com a lui aussi sa pétition contre la décision de Donald Trump, récoltant pour le moment près de 57.000 signatures.

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