L'armée russe pense avoir tué le chef de Daesh

Abou Bakr al-Baghdadi lors de l'une de ses rares apparitions publiques, en juin 2014. [Al-Furqan Media/AFP]

L'armée russe a affirmé vendredi avoir probablement tué en Syrie le chef de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, lors d'une frappe menée fin mai par son aviation sur une réunion de hauts dirigeants de l'organisation jihadiste près de Raqqa. La coalition internationale ne pouvait pas confirmer l'information. 

«Selon les informations que nous cherchons à vérifier par divers canaux, le dirigeant de Daesh Abou Bakr al-Baghdadi se trouvait à cette réunion et a été éliminé dans le bombardement», a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, en précisant que les Américains avaient été prévenus de l'opération.

Selon le communiqué, le commandement du contingent militaire russe en Syrie a «reçu fin mai des informations sur la tenue dans la banlieue sud de Raqqa d'une réunion de dirigeants de Daesh». «La vérification des informations a permis d'établir que le but de cette rencontre était l'organisation de convois de sortie pour les combattants de Raqqa via le "corridor sud"», indique l'armée russe.

Plusieurs «hauts dirigeants» tués

Après un vol de reconnaissance d'un drone, des avions Su-34 et Su-35 ont effectué des frappes le 28 mai entre 0h35 et 0h45 heure de Moscou. Au total, l'armée russe affirme avoir tué une «trentaine de chefs de guerre et jusqu'à 300 combattants» et plusieurs «hauts dirigeants» de Daesh. Elle évoque notamment le «chef de la sécurité» d'Abou Bakr al-Baghdadi.

Cette annonce intervient alors que l'étau se resserre sur les combattants de Daesh à Raqqa, leur bastion en Syrie, contre lequel ont lancé une offensive les forces démocratiques syriennes, une alliance arabo-kurde antijihadiste soutenue par les Etats-Unis. La coalition internationale en Syrie emmenée par les Etats-Unis a indiqué ne pas être en mesure de confirmer si Abou Bakr al-Baghdadi était mort.

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