La plus grande collection d’objets nazis découverte en Argentine

L'imposante statue d'aigle en bronze faisait partie des objets. [Capture d'écran Youtube]

Après une enquête digne d’un film d’espionnage, la police argentine pense avoir mis la main sur la plus grande collection d’objets nazis jamais trouvée dans le pays.

Tout a commencé lorsque les autorités argentines ont remarqué des objets d’art de provenance illicite exposés dans une galerie au Nord de Buenos Aires. Le principal suspect, un collectionneur d’art, a alors été mis en filature par des agents de police et des membres d’Interpol.

Le 8 juin dernier, munis d’un mandat judiciaire, les forces de police ont fait irruption dans la maison de l’homme, située dans la banlieue Nord de Buenos Aires. Mais aucun objet suspect n'était alors visible : seule l’imposante bibliothèque, qui trônait dans la maison, semblait cacher quelques secrets. Le meuble s’est avéré être l’entrée d’un passage secret, qui menait vers la chambre où étaient entreposés les objets.  

Parmi les soixante-quinze artefacts figuraient un relief d’Adolf Hitler, une imposante statue d’aigle, un instrument médical destiné à mesurer la circonférence crânienne, un sablier, des harmonicas et des verres grossissants conservés dans d’élégantes boîtes décorées du svastika, l'emblême nazi. Des jouets pour endoctriner les enfants font également partie du lot.

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Une découverte «sans précédent»

«Nos enquêtes préliminaires indiquent que ces pièces sont originales», a déclaré la ministre de la Sécurité argentine, Patricia Bullrich, à l’Associated Press. Certains objets étaient accompagnés de photographies afin de prouver leur authenticité : «C’est une façon de les commercialiser», a expliqué la ministre. «Cela montre qu’ils ont été utilisés par l’horreur, par le Fuhrer. Il y a des photos de lui avec les objets». Une photo d’Hitler portant les verres grossissants a notamment été retrouvée dans la chambre avec l'objet.  

Reste à savoir désormais comment de tels objets sont parvenus jusqu’au territoire argentin. «Cette découverte est sans précédent», a expliqué Nestor Roncaglia, chef de la police fédérale argentine à l’Associated Press. «[En général], les pièces ont été volées, ou sont des copies. Mais celles-ci sont des originales, et nous devons connaître le fin fond de cette histoire».

Les enquêteurs pensent que les artefacts ont probablement été apportés par un nazi après la Seconde Guerre Mondiale. En effet, pendant cette période, de nombreux criminels de guerre avaient fui vers l’Amérique du Sud pour échapper au jugement. L’un d’entre eux s’est peut-être installé en Argentine, apportant ces objets avec lui dans ses valises.

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La police argentine n’a pas révélé le nom du collectionneur. Il reste libre pour l'instant, malgré l’enquête du juge fédéral. 

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