Donald Trump Jr. avait été prévenu que Moscou voulait soutenir son père

Le fils ainé de Donald Trump aurait été informé de l'intention du Kremlin d'aider son père. Le fils ainé de Donald Trump aurait été informé de l'intention du Kremlin d'aider son père.[JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

Selon des informations du New York Times, Donald Trump Jr. avait été prévenu par e-mail d'un effort du gouvernement russe en faveur de son père. 

Le message en question portait sur l'organisation d'un rendez-vous entre le fils ainé du milliardaire et une avocate russe, qui devait lui révéler des informations compromettantes sur Hillary Clinton. Cette réunion, dont la tenue a été récemment révélée, avait été organisée par l'intermédiaire du journaliste Rob Goldstone, ancien reporter d'un tabloïd britannique devenu l'agent de la pop-star russe Emin Agalarov. 

Dans son mail, dont le contenu a été rapporté au New York Times par trois sources différentes, Rob Goldstone proposait à Donald Trump Jr. de rencontrer Natalia Veselnitskaya, une avocate russe prête à lui livrer des informations potentiellement délétères sur la candidate démocrate. L'ex-journaliste précisait que cette proposition s'intégrait dans l'effort du gouvernement russe en faveur de la campagne de Donald Trump

Le fils de l'actuel président, qui avait d'abord nié avoir recherché dans le cadre de cet entretien les moindres informations sur la rivale de son père, avait finalement admis récemment que l'avocate lui avait laissé entendre qu'elle avait des révélations à lui faire, mais qu'elle s'était contentée, le jour venu, de parler de problématiques liées à l'adoption. 

Le gouvernement russe a en effet rendu impossible l'adoption d'orphelins russes par des citoyens américains en représailles au «Magnitsky Act», une liste noire, dressée par les États-Unis, de ressortissants russes soupçonnés de violation des droits de l'Homme. 

Selon Donald Trump Jr., l'avocate s'est contentée de lui dérouler des arguments contre cette loi. Le fils du milliardaire a justifié ce rendez-vous en affirmant que tout le monde s'y serait rendu à sa place, en apprenant que «quelqu'un avait des informations potentiellement utiles». Il prétend aussi qu'il n'avait aucune idée de l'implication du gouvernement russe dans l'affaire. Une affirmation que l'e-mail révélé par le New York Times tend à démentir. 

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