Les terribles propos du président tchétchène sur les homosexuels

Depuis plusieurs mois, le pays mène une répression sans précédent contre les homosexuels. [Natalia KOLESNIKOVA / AFP]

Des mots terribles. Lors d’une interview à HBO Sport, diffusée le 14 juillet, le président tchétchène Ramzan Kadyrov a qualifié les homosexuels de «démons» et affirmé ne pas en vouloir dans son pays.

Lors de cette interview, repérée par le Huffington Post, Ramzan Kadyrov n’a pas manqué de montrer son exaspération lorsque le journaliste l’interroge sur les crimes commis contre les homosexuels dans le pays. «Pourquoi est-il venu ici ? Cette question est un non-sens», lance-t-il d’abord.

Malgré son agacement, le président tchétchène a tout de même répondu à la question, affirmant qu’il «n’y a pas ce genre de personnes ici». «Nous n’avons pas de gays ici. Et s’il y en a, prenez-les au Canada. Emmenez-les loin de nous pour que nous n’en n’ayons pas chez nous. Pour purifier le sang de notre peuple, s’il y en a ici, prenez-les», ajoute-t-il.

«Ils sont à jeter»

Le journaliste l’interroge ensuite plus précisément sur les témoignages rapportés depuis plusieurs semaines et évoquant des camps de concentration, des actes de torture et les exécutions d’homosexuels en Tchétchénie. «Ce sont des démons. Ils sont à jeter. Ce ne sont pas des hommes», rétorque alors Ramzan Kadyrov. Et de poursuivre : «que Dieu les maudisse pour ce dont ils sont accusés».

Des propos qui font froid dans le dos alors que la situation des homosexuels en Tchétchénie est dramatique. En mai, le quotidien russe Novaïa Gazeta révélait le sort qui leur est réservé dans le pays depuis quelques temps. Le journal faisait ainsi état de centaines de citoyens enlevés, détenus dans des camps de concentration secrets et torturés en raison de leur orientation sexuelle. Des rescapés ont également rapporté que les autorités demandaient aux parents de tuer leurs enfants gays pour «l’honneur» de la famille. 

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