Les Etats-Unis ne permettront pas «l'effondrement du Venezuela»

Un risque que le président Donald Trump avait déjà évoqué.[Jose CARUCI / AFP]

Le vice-président américain Mike Pence a déclaré mercredi que les Etats-Unis ne permettraient pas «l'effondrement du Venezuela», estimant qu'un tel événement menacerait les autres pays de la région.

«L'effondrement du Venezuela mettrait en danger tous ceux qui font partie de l'hémisphère occidental», a déclaré M. Pence lors d'un discours devant quelque 600 personnes dans une église catholique à Doral, au coeur de la communauté vénézuélienne de Miami (Floride).

«Nous ne pouvons pas laisser cela arriver et nous le laisserons pas arriver», a lancé M. Pence. «En travaillant avec nos alliés dans la région latino-américaine, les Etats-Unis affronteront et déferont tous ceux qui oseront menacer notre bien-être», a-t-il dit.

M. Pence a estimé qu'un «effondrement» du Venezuela «entraînerait davantage de trafic illégal de drogue, avec ses conséquences meurtrières», un risque que le président Donald Trump avait déjà évoqué. Le vice-président a prononcé son discours à Miami peu après son retour d'une tournée en Colombie, en Argentine, au Chili et au Panama, pendant laquelle la crise au Venezuela a été l'un des principaux sujets de discussions.

L'option miltaire

Le Venezuela est plongé dans une profonde crise économique, politique et institutionnelle. Le président Nicolas Maduro, très impopulaire selon les sondages, est confronté depuis plus de quatre mois à des manifestations de l'opposition qui réclame sa démission. 125 personnes ont été tuées au cours de ces rassemblements.

Dans son discours, M. Pence n'a pas mentionné, comme l'avait fait M. Trump, la possibilité d'une «option militaire» des Etats-Unis concernant la crise au Venezuela. Cet avertissement de M. Trump avait suscité émotion et inquiétude dans de nombreux pays d'Amérique latine, y compris ceux qui désapprouvent les actions du régime du président Maduro.

M. Pence a assuré que les Etats-Unis ne prendraient pas de décisions de manière unilatérale sur ce sujet. Reprenant le slogan de campagne de Donald Trump, «America First» ou «L'Amérique d'abord», il a explique que celui-ci «ne signifiait pas "l'Amérique seule"».

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